‹ Pierre OlivaintChapitre 141 sur 293 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Nous aurons des combats sanglants; Mais la victoire est assurée ; Dieu pour la Croix l'a préparée.

Non, non, tu n'as pas fait ton temps.

Entiii l'heure sonna pour le F. Olivaint de recevoir le sacerdoce. Devenir prêtre, oITrir chaque jour l'adorable Victime, remplir, auprès de Dieu pour les hommes, roffice divin de médiateur, prêcher avec Tautorité du sacré ministère l'Évangile du salut, ouvrir par l'absolution le ciel aux pécheurs, guider les àmcs généreuses dans les voies parfaites, telle était la perspective de ce prochain avenir. A la veille de ce grand jour, il mandait à un ami : « J'espère que tu vas, mon cher ami, te décider à écrire à ton pauvre jésuite au moins quelques lignes, ne fût-ce que pour le féliciter de la grande nouvelle qu'il t'annonce aujourd'hui. Sache donc, mon ami, que je dois être ordonné prêtre le 21 de ce mois*, c'est-â-dire que je vais être enfin armé de toutes pièces pour travailler à la gloire du bon Dieu. »

Une année après, il arrivait à Paris, apportant à sa mère une de ses meilleures bénédictions.

Une année entière s'écoula dans une relraitre presque absolue. Envoyé à la maison de la rue des Postes, le P. Olivaint y partagea son temps entre l'étude et quelques humbles ministères au dehors, a II se fit aussitôt remarquer par sa grande humilité et sacharité prévenante, dit un des religieux qui vécurent alors avec lui. 11 se plaisait uvec les jeunes Frères sco-

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