‹ Pierre OlivaintChapitre 143 sur 293 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

jojeuse, sans aiïeclation ni contrainte. A ses autres modestes fonctions il joignait l'emploi desous-bibliotliécaire, et comme le savant religieux chargé du soin de la grande bibliothèque de la maison laissait peu de chose à faire de ce côté, son adjoint s'était mis tout entier (\ l'organisation d'un dépôt de livres usuels plus spécialement destinés aux frères étudiants. Un jour qu'avec l'un de ces derniers il était, en grand tablier bleu, un plumeau à la main, perdu dans un nuage de poussière, la porte s'ouvre tout à coup et un de ses anciens camarades s'arrête, un peu surpris, sur le seuil. « Mon cher, je ne t'embrasse pas, dit gaiement le P. Olivaint: vois mes mains! —Toujours le môme, répondit le visiteur, toujours le même ! C'est ainsi que tu faisais déjà à l'École normale. >>

Cette première année de sacerdoce s'écoula vite au milieu de ces travaux obscurs. Et que de fois, placé sur un plus grand théâtre, le P. Olivaint ne se prit-il pas à regretter sa paisible cellule de la rue des Postes et son humble apostolat de la rue Mouiretard !

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