Oraison funèbre de M. Poiîoup par le P. Olivaiul
une vaste peinture de Fragonard, représentant la Reine du ciel environnée des chœurs angéliques, rendit sensible aux regards la pensée chrétienne qui avait présidé à l'heureuse fondation.
Pendant cette seconde période de vingt années, le collège de M. Poiloup se maintint au premier rang, pour la force des éludes, la régularité de la discipline, la solide piété. « Dans les maîtres, zèle, dévouement, oubli de soi; dans les disciples, confiance, ouverture, abandon, docilité ; dans tous, piété tendre, charité expansive, bonne volonté courageuse, épanouissement joyeux, » tel est le tableau véridique tracé par un témoin digne de toute croyance K
Henri de Riancey, une des gloires de cette maison, pouvait dire avec une légitime fierté, en parlant sur la tombe de J\J. Poiloup des enfants que ce saint prêtre avait élevés . « Nous sommes partout, dans la magistrature, dans l'armée, dans le sacerdoce, dans la diplomatie, dans Tadministration des affaires publiques, dans les lettres, dans la médecine.... » Et le P. Olivaint attestait « que partout où il trouvait les élèves de M. Poiloup, il avait le bonheur de reconnaître en eux des catholiques dévoués, des prêtres zélés, des hommes de devoir , d'excellents pères de famille^. »
Cependant M. Poiloup, d'une santé toujours fort délicate, après une longue et laborieuse carrière, éprou-
I. M. Maréclial, supérieur du séminaire crissy. Paroles adressées à une réunion d'anciens élèves de la rue du Regard^ *le Vaugirard çî d'Auteuil.
ï. Uiaiôoa funèbre de M. Poilonp.