‹ Pierre OlivaintChapitre 177 sur 293 · CHAPITRE XlII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XlII

garde de V esprit et du cœur^ donl il leur indiquait riniportancc et les conditions.

Quelques années plus tôt, un autre enfant*, âgé de douze ans et qui grandissait, à Vaugirard, en sagesse et en grâce, mourut presque subitement aussi, à la suite de la distribution des prix. La lettre que le P. Olivaint écrivit à la famille en deuil est îrop belle, pour n'être pas reproduite ici presque entière. Il y parle au père, à la mère, au frère du «cher petit Léon » le langage à la fois le plus affectueux et le plus élevé.

.... u J'aimais tant ce cher petit Léon ; je fondais, pour ma part, tant d'espérances sur lui ! Il me semble que j'avais bien pour lui un cœur de père, et môme je me reprochais presque un sentiment secret de préférence qu'un père ne doit pas avoir, mais que m'inspiraient les qualités solides et précoces de ce cher enfant et mon dévouement bien profond à sa famille. » Puis, s'excusant des quelques heures de retard qu'il a mises à écrire: « J'étais, dit-il, comme muet et suffoqué ; je n'aurais pu alors que pleurer avec vous. Je voudrais bien, monsieur, vous consoler un peu et consoler un peu aussi sa digne mère.... Que nous sommes heureux d'être chrétiens I Selon le monde, il n'y a plus de consolations après un tel malheur. Selon Dieu, voilà que, pour ce cher enfant, toutes les espérances que nous nous plaisions à former sont accomplies déjà, dépassées môme, et le Seigneur ne nous a devancés que pour mieux mon-

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