Léou CoiauUcL a
trer sa miséricorde. La vie d'un jeune homme est si exposée aujourd'hui! Malgré vos soins el les nôtres, malgré ses dispositions heureuses, il eût succombé, lui aussi, peut-être, il se fût perdu, éternellement perdu, peut-être ! Et maintenant, vous devez dire : Éternellement sauvé ! Mort en prononçant le nom de Marie, comment ne serait- il pas sauvé? Il est allé le finir au ciel; car il est impossible d'aller achever ailleurs ce nom que ses lèvres mourantes avaient commencé, que son cœur voulait finir. Il vous prépare maintenant dans le ciel une place à tous en priant pour vous. Imaginez, pour tromper votre douleur, qu'il est parti pour un voyage, que vous l'avez envoyé passer les vacances dans une maison amie, qu'il vous a donné rendez-vous, que vous irez tous bientôt le rejoindre. Mais ce n'est pas là une imagination : c'est la réalité toute vive delà foi, que nous avons besoin de nous rappeler, quand un pareil coup nous frappe. Il y a des moments où la douleur semble faire oublier tout cela.
«J'ai bien pensé h la pauvre mère de Léon... que je la plains ! Si heureuse la veille encore, et le lendemain!... Mais qu'elle me permette de le dire, le len-» demain, mère encore plus heureuse malgré ses larmes, car elle donnait un ange à Dieu et à Marie et vraiment elle est bien une de ces mères qui n'ont des enfants que pour Marie et pour Dieu. »
Puis, s'adressant au jeune frère de l'enfant si chrétiennement pleuré : « J'ai bien pensé à vous aussi, mon cher Michel ; les vacances de Léon seront là-haut bien belles, mais les vôtres sont bien amè-