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Parvenu heureusement au terme, et voulant payer sa dette de filiale reconnaissance, ne réclama-t-il pas pour lepcre de son Ame la faveur qu'il avait ambitionnée pour iui-mônie?
CHAriTRE XIV
Dévouemont du P. Olivaint pour les enfants pauvres et les ouvriers. — L'Œuvre de l'Eufant-Jésus pour la première conimuniou. — La Société de Suint Fruuçois-Xavier à Vaugirard.
Le Recteur de Vaugirard était de cœur et avant tout aux quatre cents élèves qui formaient sa famille; mais les soins minutieux d'une vaste administration n'absorbaient pas tellement ses pensées et ses instants, qu'il ne trouvât, dans sa merveilleuse activité et les ressources variées de son talent, le moyen de se livrer au dehors à plusieurs œuvres de zèle et de charité.
En cela, sans doute, le P. Olivaint côtoyait un écueil que la sagesse de ses supérieurs ne manqua pas de lui signaler : c'était de se laisser à son insu distraire de sa tâche essentielle, sous prétexte d'un plus grand bien et de n'être pas assez « l'homme du dedans ». Cette crainte eût été fondée, s'il se fût agi d'un esprit plus lent, d'une nature moins énergir/ue, d'un cœur moins complètement dévoué. Mais le P. Olivaint, on
l'a constaté par ce qui précède, pouvait, selon le rnot (le l'Évangile, « faire ceci, sans omettre cela, » en sacrifiant, il est vrai, tout loisir, et en prélevant sur un légitime repos quelques heures consacrées à des âmes ou plus délaissées, ou plus affligées, ou plus généreuses.
Quoi qu'il en soit des appréciations diverses dont, sur ce point, le dévouement du P. Olivaint put être quelquefois l'objet, aujourd'hui les faits ontéloquemment répondu; ils démontrent que non-seulement la pureté de ses intentions attira sur les œuvres fondées ou dirigées par lui les bénédictions du Ciel, mais que, suivant les lois d'une réversibilité providentielle, les enfants de Vaugirard furent les premiers à recueilhr l'abondance de cette rosée divine.
Ce phénomène surnaturel fut surtout sensible dans l'origine et les progrès de VŒuvre de V Enfant-Jésus pour la première communion des jeunes filles pauvres. Établie par le P. Olivaint en 1859, elle n'a cessé d'être regardée par les recteurs du collège de Vaugirard comme la plus chère part de l'héritage de leur saint prédécesseur, et certes à bon droit.
Comme il arrive aux œuvres de Dieu, celle-ci eut d'humbles commencements, dont le P. Olivaint a luimême fait l'histoire*.
« En 1851, quelques âmes pieuses, préoccupées des dangers que les jeunes filles convalescentes avaient à courir au sortir des hôpitaux, fondèrent
1. Exhortation aux zélatrices de l'OEuvre de i'Enfant-Jésus,, 18 février 1861.