CHAPITRE XIV
^ouze lits pour les recueillir quelque temps. En 1856, /'œuvre avait grandi sous la protection de l'Enfant Jésus, son patron. Une maison, à Yaugirard*, fut disp^osée pour recevoir quarante convalescentes. Mais ce n'était pas assez de soigner des corps débiles, une pensée de foi et de zèle germait sous une pensée de charité. Tant de jeunes filles, dans cette grande ville, sont privées, par de tristes circonstances, du bonheur de connaître et de recevoir leur Dieu! Le bienfait de la première communion, gage du bonheur et du salut, ne pourrait-il être offert, non-seulement aux convalescentes, mais encore à toute jeune fille animée du désir de remplir ce pieux devoir, dans quelque position qu'elle fût? Ce serait procurer l'accomplissement de cette parole de l'Evangile : « Le festin des noces est tout prêt; la table eucharistique est dressée : allez dans les rues et par les carrefours et rassemblez ceux que vous trouverez ^ ^^
Le P. Olivaint omet de dire que c'était dans son cœur d'apôtre « qu'avait germé la pensée de foi et de zèle, sous la pensée de charité. » Voici à quelle occasion Dieu la lui avait inspirée.
En l'année 1859, trois convalescentes prolongeaient leur séjour dans la maison de l'Enfant-Jésus, pour y apprendre le catéchisme. Une sœur de charité vint, le 8 décembre, fête de rimmaculée-Conception, proposer deux autres jeunes filles également privées de