‹ Pierre OlivaintChapitre 196 sur 293 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

bien des mères admirables de foi et de piété qui n'ont pas d'autre souci.... Mais de toutes parts se dressent devant nous des obstacles, et pour vaincre, il nous faut obtenir le secours, tout-puissant de Dieu. Voilà pourquoi nos plus vives sympathies, notre plus actif concours, sont acquis à l'OEuvredela première Communion. Là nous trouvons des âmes à sauver, et nous les offrons au Sauveur Jésus, afin qu'il prenne sous sa protection nos chers enfants*. »

L'élan une fois imprime ne s'est plus ralenti. Les mères chrétiennes n'ont cessé de rivaliser de généreux dévouement, animées de ce zèle que le P. Olivaint nommait si bien le zèle eucharistique. Non contentes de recueillir des aumônes et d'ouvrir leurs bourses, elles ont ouvert leur cœur, pour y faire place, auprès de leurs propres enfants, aux enfants les plus délaissés. On en a vu, « à défaut d'or et d'argent, donner leurs parures, ne mettant d'autre limite à leurs largesses que celle du possible. L'une d'elles, qui supportait noblement de grandes infortunes, jeta dans la bourse des quêteuses son dernier diamant, qui fut vendu 1200 francs au profit de l'OEuvre. Combien cette perle précieuse, épave d'un luxe englouti dans le naufrage, sera plus brillante au Ciel sur le fronfr de l'héroïque donatriceM »

Une zélatrice, racontait un jour le Père Olivaint*, rencontre sur son chemin, par un bien mauvais

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