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CHAPITRE XIV

seront aux portes de cette chapelle, et vous tendront une bourse: c'est la quête des âmes.... Et en môme temps l'ange de Dieu recevra, dans le calice, comme autant de gouttes du sang de Jésus-Christ, les âmes que vous aurez sauvées. »

Souvent ces promesses furent réalisées au point de paraître des prophéties. « Vous donnez des âmes à l'Enfant Jésus, écrivait le P.Olivaintà une zélatrice*; l'Enfant Jésus vous donnera l'âme de votre père. #> Cinq ans après la mort du martyr de la rue Haxo, cette parole d'espoir reçut sa réalisation consolante. Et celui qui travailla le plus efficacement à cette conversion tant désirée, ce fut le petit-fils du vieillard, jeune homme dont l'âme avait été, elle aussi, achetée, au prix d'autres âmes , par sa pieuse mère.

Un jour que le recteur de Yaugirard parlait aux dames de l'OEuvre : f< Qu'est-ce, dit-il, qu'une mère aime dans son enfant? Ce n'est pas le corps, c'est l'âme. Il y a encore des mères admirables !....» Et il fit allusion à une action héroïque inspirée par la grâce au cœur d'une mère chrétienne. Il n'y a plus d'indiscrétion à la raconter en détail. Un ancien élève de Vaugirard, Albert de Dainville, se mourail de la poitrine, à vingt-deux ans. Heureux enfant qui avait gardé tout son cœur à Marie et à sa mère, et n'avait vraiment vécu que de ces deux amours^ !

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