‹ Pierre OlivaintChapitre 199 sur 293 · L« 14 février · texte numérisé non relu

L« 14 février

2. Albert était-il malade au collège, le P. Olivaint écrivait h Mme de Dainville : «L'enfanta 6csom de voir sa mère.» Le remède était presque infaillible. Mais il avait encore plus besoin de Marie; il

J' aime qui aime mes mères ^a.Ydiil-'û dit un jour qu'on lui demandait quelle était la règle de ses affections. S'il quittait la vie sans crainte, c'est que, placé entre sa mère de la terre et sa mère du ciel, il passait de l'une à l'autre. Il s'en allait joyeux, malgré d'atroces douleurs qu'il unissait à celles du Sauveur en croix.

Et sa mère, qui avait payé d'avance le salut de son fils en rachetant les âmes de plusieurs enfants délaissés, disait au chevet du cher mourant: « Que Marie appelle Albert près d'elle../. Elle est meilleure mère que moi. Mieux que moi elle sait ce qui convient à notre enfant. »

Albert, avant de quitter le collège, avait fait à la sainte Vierge cette prière qu'il avait signée de son sang: « Quoique j'aie bien peur de la mort, faites-moi mourir plutôt que de me laisser commettre un seul péché, surtout contre la sainte pureté. »

Et deux ans après, sur le point d'expirer, il disait, comme se parlant à lui-même : « Je sais pourquoi je meurs; et vous aussi, ma chère maman.... et vous aussi, ma mère du Ciel, Marie Immaculée... Vous vous êtes rappelé ma promesse et vous tenez la vôtre. Merci, merci, merci.... »

Le P. Olivaint était là. « Albert, dit-il alors, vous savez que je vous aime bien. — Oh ! oui. Père. — Il y a longtemps que nous nous connaissons : huit ans.... — Oui Père, huit ans.... et sans brouille. «

priait, il lui écrivait : « Nous sommes en correspondance suivie d'un bout à l'autre de l'année, » disait-il. Et s'adressant h la sainte Vierge avec une ravissante familiarité il ajoutait : «J'aime de tout mon cœur ma chère petite maman, p/^,rce qxCeile vous ressemble beaucoup^ j'en suis sûr, ô bonne Mère du Ciel. *

Page 1