CHAPITRE X
ÏJ? p. Olivainl supérieur à la rue de Sèvres, — Sa prédication et sa direction. — Mort de sa mère.
« L'amour des enfants est ma vocation », avait dit le P. Olivaint. Cet amour était bien prouvé et cette vocation bien remplie. Dans l'humble et laborieux ministère de l'enseignement et de l'éducation, vingtcinq années avaient été généreusement dépensées, dont treize à Vaugirard^ Lorsque, le 11 août 1865 , le P. Olivaint se rendit à la résidence de la rue de Sèvres pour y remplacer, dans la charge de Supérieur, le vénéré Père de Ponlevoy, nommé Provincial, venaitil donc prendre sa retraite et jouir d'un repos, ce semble, légitimement gagné ? Non, car « le dévouement était sa vie », et il entendait ne se reposer que dans
î. «Aujourd'hui, écrivait-il le 22 février 1865, j'ai quarante-neuC ans. Qu'ai-je fait pour Jésus?... Ne demandez pas que je me porte mieux: il y a souvent tant d'avantages pour l'âme dans les défaillances du pauvre corps 1 Mais demandez que j'aime plus, que j'aime mieux, que j'aime vraiment Jésus. »