août
2. Lettre du 11 septembre 1870 à Mme la marquise de Gontades.
les pauvres âmes, si ceux que Dieu charge de les soutenir, les abandonnaient au milieu de telles épreuves ? Quand les gendarmes me feront sortir par la porte, en attendant que je puisse rentrer par la fenêtre, je verrai s'il y a moyen de visiter votre chère demeure. »
Au milieu de ces graves préoccupations, le P. Olivaint ne perdait rien de son généreux entrain et de sa merveilleuse activité. Dès le 26 août 1870, il org'*nisait une vaste ambulance dans la maison de la rue de Sèvres, et assignait à chaque Père un poste d'aumônier et un poste d'infirmier à chaque Frère. Il fallut vaincre d'étranges résistances pour obtenir la faveur de se dévouer au service de nos braves soldats. Une fois ces obstacles surmontés, le P. Olivaint s'occupa d'un projet qu'il semble avoir eu grandement à cœur. Il s'agissait d'établir un Orphelinat pour les victimes de la guerre. « Une œuvre de ce genre, dit-il S si utile en elle-même et qui n'a rien de contraire à notre institut, serait certainement bien accueillie. Je la placerais dans un autre quartier, du côté de Saint- Philippe du Roule.... Auprès de cette œuvre peut-être un externat s'établirait. Dans les temps de révolution surtout, ceux-là seuls réussissent qui savent oser et prévoir. »
Le P. Olivaint a vu, du haut du ciel, se réaliser son pieux dessein. Le vénérable successeur de l'archevêque martyr a recueilli les orphelins de la guerre, et sur la rive droite de la Seine s'est élevé l'externat