CHAPITRE XVII
Les Prussiens seront repoussés et je ne serais pas étonné même qu'ils dussent renoncer au siège de Paris. Mais la Révolution se lèvera probablement quand les Prussiens disparaîtront. A la Providence! 11 me semble que le Seigneur est en train de relever la France par ses humiliations même ; il a fait guérissables les nations de la terre, selon la parole de l'Ecriture, et je m'obstine à espérer qu'ils nous guérira. »
En tous cas, il était dès lors énergiquement résolu à ne céder ni à la peur, ni même à la violence. « Je vous suis bien reconnaissant, ajouta-t-il, de m'offrir à tout événement un asile. Certes, j'irais avec une grande confiance sous votre toit, et ce serait pour moi une vraie consolation, si jamais la Providence m'obligeait à partir. Mais je ne vois pas comment cela pourrait arriver, à moins d'un décret de bannissement dont les gendarmes assureraient l'exécution. Autrement, que nous ayons affaire à la Révolution ou aux Prussiens, les âmes dans de tels dangers ont plus que jamais besoin de secours, et vous pensez bien que nous saurons rester à notre poste. »
Dans toutes ses lettres, il tient ce même langage. « Pour moi, écrit-il à Mme la maréchale Randon*, pour moi, je ne quitte pas Paris : à tout événement je dois rester à mon poste, et pour nos Pères, et pour les chères âmes. » — «Vous le pensez bien, répètet-il encore 2, je ne songe pas à fuir. Que deviendraient