Luc, XXI
*i. Mourous dans notre simplicité (I Mac, ii, 35.) b. Actes de la captivité et de la mort, etc., par le P. de Ponlevoy, £!• édil,, p. 23.
432 PIERKE OLIVAINT.
maison de la rue de Sèvres, le P. Olivaint prit avec le plus grand calme ses dernières dispositions. Il réunit les siens autour de lui et leur dit « qu'il fallait s'attendre à servir de victimes.... J'espère être là pour répondre moi-même en cas de surprise, ajouta-t-îA, Si on s'en prend à vous, renvoyez à moi; je suis le responsable. » Puis il indiqua les articles de la Constitution de 1848 et du Code pénal qui protègent la liberté individuelle, le domicile, la propriété....
« A ce moment, raconte un des Pères présents à cette scène, le P. Olivaint remarqua que je souriais un peu en l'entendant parler d'avocat pour nous défendre; mais il m'expliqua sa pensée: « Je suis le supérieur, me dit-il ; je dois, comme un capitaine de vaisseau, tout tenter pour sauver le navire et ne le quitter que lorsqu'il aura sombré complètement. »
Il n'oublia aucun détail dans les conseils qu'il donnait à chacun et qu'il avait eu soin d'écrire en trois grandes pages. Ces notes que nous avons sous le.s yeux réglaient minutieusement tout ce qui concernait la dispersion, le refuge assigné à chaque Père, la vie religieuse en dehors de la communauté, le fruit spirituel à tirer de ces épreuves, etc. Il se leva en disant : Ils viendront : confiance et courage! Il savait, à n'en pouvoir douter, qu'ils allaient venir. Le 2 avril, un ami dévoué lui demandant s'il ne jugeait pas prudent de quittO'r Paris, le P. Olivaint lui répondit du ton le plus naturel : « Nous avons été prévenus par un de ces malheureux* qu'une perquisition ici a été
;. Cet liuiiiiiie^ que la Commune improvisa maire du V'^ arrondis-