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ses frères ! Il apprend ce qui vient de se passer la nuit précédente à l'école Sainte-Geneviève; il estsemiofficiellement prévenu, de la part d'un membre de la Commune, de tout ce qui s'apprête pour le soir. Mais Dieu sans doute lui met au cœur d'attendre; son parti pris est irrévocable, il attendra de pied ferme. Gomme par un mouvement spontané, il va droit au P. Bazin, désigné pour garder la maison : « Mon Père, lui dit-il d'un ton bien décidé, j'ai changé mon premier plan ; vous partez et je reste. » Celui-ci se permet quelques observations en effet très-spécieuses. Mais le P. Olivaint coupe court : « Non, non, ajoute-t-il, il y a du danger, je suis supérieur, je dois et veux rester. « Gela dit, il lui laisse deux cents francs qui restaient encore pour venir en aide à la famille dispersée.
Plusieurs fois dans la journée et jusqu'au soir, les avis se multiplièrent; au dedans et au dehors on revint à la charge; le P. Oiivaint resta inébranlable « Je ne veux pas fuir devant les gens de la Commune, répétait-il; il faut qu'ils me trouvent ici, s'ils y viennent ... S'ils me font prisonnier, je les suivrai. S'ils font plus, j'espère, avec la grâce de Dieu, leur montrer comment sait mourir un jésuite. »
Un peu avant midi, il répondit encore à une personne qui le suppliait de fuir : « Je suis comme un capitaine de vaisseau qui doit rester le dernier à son bord.... Après tout, si nous sommes pris aujourd'hui, je n'aurai qu'un seul regret, c'est que ce soit le mardi et non le vendredi saint. » A six heures du soir, on vint lui annoncer que la redoutable visite allait avoir lieu entre sept et huit heures. « Allons donc! repli-