‹ Pierre OlivaintChapitre 28 sur 293 · LeUrc du 20 septembre · texte numérisé non relu

LeUrc du 20 septembre

avec lequel devaientcompter les plus célèbres professeurs du Collège de France et de la Sorbonne^ Olivaint, jusque-là, n'avait eu aucun rapport avec cette ardente jeunesse catholique à laquelle il se mêlera bientôt; mais, parmi ses premiers amis d'enfance, il en était qui, selon son heureuse expression, remplissaient, en quelque sorte, le rôle de convertisseurs avant d'être convertis, c'est-à-dire qui lui communiquaient souvent des idées meilleures, parce qu'elles étaient puisées à une source chrétienne. Et puis, le cercle de ses relations s'était agrandi. 11 comptait, à l'intérieur de l'École normale, d'excellents amis dont plusieurs, convertis presque en même temps que lui, devinrent les compagnons de son apostolat dans le monde et plus tard dans la vie religieuse.

L'un de ces derniers, Félix Pitard, eut dès lors une place trop considérable dans l'histoire d'Olivaint, pour que nous ne fassions pas avec lui connaissance.

A peu près du même âge^, ils avaient les mêmes goûts et poursuivaient, par les mêmes études, la même carrière. Leur caractère toutefois était différent. Félix, âme naturellement douce, timide, un peu féminine peut être, alliait à des qualités gracieuses les dons les plus brillants de l'esprit. Envoyé de province à Paris, dès l'âge de treize ans, pour y suivre les cours du collège Henri IV, il s'était placé tout d'abord au premier rang. Virgile était son poète pré-

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