CHAPITRE XIX
La tombe du P. Olivainl.
Le P. Olivaint avait annoncé « qu'il fallait à la France le rachat par le sang : non pas le sang des coupables qui se perd dans le sol et reste muet et infécond, mais celui des justes qui crie au ciel, conjurant la justice et implorant la miséricorde. »
Le 26 mai, pour la seconde fois, le sang des justes était versé, et dès le lendemain samedi la Commune était définitivement vaincue. Le dimanche de la Pentecôte, Paris sortait de ses ruines fumantes et l'armée française avait achevé l'œuvre patriotique de la délivrance.
Ce jour-là même, après des fouilles laborieuses, les restes précieux du P. Olivaint et de ses compagnons furent enfin découverts ^ Vers dix heures
1. Grâce au dévouement de iM. l'abbé Raymond, vicaire de Belle<: ville, de M. Lauras et de M. le docteur H. Coiombel, tous deux de la famille du P. Caubert. Plusieurs officiers de l'armée prêtèrent aussi le plus généreux concours.