novembre 184Q
Dans le procès -verbal de fondation, Pierre s'exprimait ainsi :
« Puisse le souvenir de celui qui a passé, comme le Sauveur, en faisant le bien, rester présent à nos cœurs et émouvoir en nous, avec la piété et le zèle du salut des âmes, les entrailles de la miséricorde. Le monde, qui a pardonné à Vincent de Paul d'être un saint, nous permettra, si nous savons garder son esprit, de chercher à imiter ses exemples. Préparons-nous aux services que nous devons rendre aux pauvres de Jésus-Christ, en commençant à nous connaître et à nous aimer, en priant en commun pour attirer sur nos elïorts la bénédiction de Dieu.. . Allons au-devant de toutes les misères physiques et morales et consacrons à leur soulagement, selon nos facultés et nos ressources, notre temps, nos aumônes, nos prières et les paroles d'édification que la grâce nous inspirera. C'est l'âme de nos frères que nous devons chercher, pour les rapporter aux pieds de Jésus-Christ. »
Telle était la disposition humble et courageuse de ces chrétiens d'élite. Un grand malheur vint tout à coup les éprouver. Le dévoué président de la Conférence, le docteur Capitaine, mourut presque subitement d'une fluxion de poitrine. Cette perte fut douloureusement ressentie par Olivaint. « Il serait difficile d'exprimer, dit-il dans son procès-verbal du 21 janvier /841, combien M. Capitaine était déjà aimé dans cette Conférence qu'il avait fondée et qu'il animait de son esprit. La pensée d'une mort si imprévue et si malheureuse pour la Société tout entière, mais pour nous