‹ Pierre OlivaintChapitre 72 sur 293 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

l'Out à coup, relevant la tète : « Je vous suis, dit-il, Jieu avant tout, notre mère après! »

C'était pour les pauvres le môme dévouement- il avait retrouvé Saint-Médard; mais les travaux d'une seule Conférence étaient pourlui peu de chose, il s'intéressait à toutes et assistait aux réunions de plusieurs. Il 'aimait à y conduire ses amis, afin de donner avec eux, à des jeunes gens parfois découragés ou novices encore, le témoignage fortifiant de sa sympathie. « Les membres qui se détachent de trois ou quatre sections environnantes, disait-il, pour former le noyau d'une colonie nouvelle, n'abandonnent pas toujours leur ancienne Conférence et continuent d'assister à ses réunions, lors môme qu'ils ne pourraient pas prendre une part active à ses œuvres. Cette fidélité à d'anciens amis et ce rapprochement de confrères disséminés, ont beaucoup contribué à resserrer les liens entre les Conférences'. ^> C'est ainsi qu'il visitait souvent lui-même la Conférence de Saint-Merry qui avait débuté avec deux membres, mais en comptait soixante bientôt après. Il prit part aussi aux bonnes œuvres de la Conférence de Saint- Louis. d'Antin, dont l'influence rayonnait autour du collège Bourbon. Enfin, ce fut lui qui, après son retour à Paris, en fonda une nouvelle sur la paroisse de Saint-Vincent de PauP. Un de ses meilleurs amis, le docteur Capitaine, en fut le premier président, Olivaint le premier secrétaire.

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