‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 189 sur 306 · Le 16 août 1854, jour de la distribution des prix · texte numérisé non relu

Le 16 août 1854, jour de la distribution des prix

Enfin, revenantau père affligé qu'il console si bien, le P. Olivaint conclut sa lettre par ces affectueuses paroles: « Vous ne trouverez pas mauvais, mon bien cher monsieur, que je me sois laissé aller à causer avec votre enfant dans cette lettre qui est pour vous. Comme si mon cœur s'était mis dans votre famille, je n'ai pu vous séparer les uns des autres.... »

Le P. Olivaint n'avait-il pas le droit d'affirmer «qu'il aimait ses enfants du propre amour qu'avaient pour eux leurs pères et leurs mères? »

Il disait, dans cette lettre, au jeune frère du cher petit Léon, de se porter vers Dieu avec encore plus d'ardeur, de prendre une résolution plus énergique encore de le bien servir, quelle que fût la carrière où ■V enfant dût entrer un jour.

Ce conseil viril, mêlé ici de pieuses consolations, le P. Olivaint le donnait à tous ses enfants, à ceux-là surtout qui se disposaient à franchir le seuil du collège. Avoir une carrière, faire quelque chose, c'était pour chacun, pensait-il, un rigoureux devoir. Dès les débuts de son rectorat1 il exprima là-dessus nettement sa pensée.

« Tous devez faire quelque chose, disait-il, et si vous avez du cœur, ce sera quelque chose de grand, de noble, de généreux, quelque chose digne de vous, de vos familles, qui réponde à l'attente de l'Église et de la Patrie.

« Un poète en mourant s'écriait la main au front : « Et pourtant il y avait quelque chose là!» Mes

Discours à la messe du Saint-Esprit, année scolaire 1857-1858,

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