Lett e à Mme la maréchale Randon, du 20 janvier
406 PIERRE OLIVAIXT.
pelle bâtie auprès de son château de Saint-Ismier, et au sommet de laquelle se dressa, par son ordre, une grande croix. Le Dieu de l'Eucharistie vint y faire sa demeure et remplir de ses bénédictions la maison de son hôte. Salus domui hmc hodie fada est. (Luc, xix, 9.)
Le maréchal se prêtait volontiers aux pieuses industries qu'on imaginait pour l'acheminer insensiblement vers le catholicisme. Tantôt, c'était une petite médaille de la sainte Vierge qu'il consentait à porter sur lui; tantôt, la prière du soirqu'il faisait en famille ou la messe à laquelle il assistait volontiers. Le P. Olivaint répondait au message quilui apportait cestouchantes nouvelles: «Demain, jour de l'Exaltation delà sainte Croix, je dirai lamesse pour le cher séparé qui, le matin, j'en suis sûr, se sera simplement, chrétiennement, pieusement uni à vous pour entendre la messe dans la petite chapelle et adorer avec vous le bon Maître. Quelles influences vont s'échapper de ce tabernacle pour avancer la conversion de cette chère âme!... Oui, recourez plus que jamais à l'influence directe de Xotre-Seigneur dans l*Eucharistie: il s'approchera de lui par vous. »
Le jeune fils d'un autre maréchal de France allait faire sa première communion. Il fut chargé d'avancer, par sa pieuse intervention, l'heure ardemment désirée. « Les enfants sont de bien puissants auxiliaires, disait à cette occasion le P. Olivaint; tirez du cher petit dont vous me parlez tout le parti que vous offrira Notre-Seig.ieur.... Je craindrais un plus long