‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 244 sur 306 · Lettre du 23 juillet · texte numérisé non relu

Lettre du 23 juillet

religion catholique, apostolique et romaine et re« noncer à l'hérésie de Calvin. »

Depuis lors, il apporta au service de Dieu une fidélité que le P. Olivaint appelait « militaire ».

« J'admire vraiment, écrivait-il, la grâce de Dieu dans cette âme si droite; comme il prend simplement les choses! »

Une particulière amitié unit jusqu'à la fin le prêtre et le soldat.

Le 22 juillet 1870, le P. Olivaint adressait au maréchal la lettre suivante.... « Laissez-moi, monsieur le maréchal, vous témoigner le bonheur que j'ai ressenti d'être auprès- de vous l'instrument de la grâce de Dieu. Je vous ai voué un attachement sincère et profond. Je vous suivrai de cœur sur cette terre d'Afrique1 où par votre esprit chrétien vous avez fait tant de bien autrefois, où vous ferez bientôt, maintenant que vous êtes plus près de Dieu, plus de bien encore. »

De son côté, le maréchal exprimait avec bonheur sa reconnaissance au P. Olivaint « pour tous les secours spirituels qu'il lui avait prodigués. Je vous prie de croire, ajoutait-il, que je n'oublierai jamais ce que je vous dois à ce sujet, car j'y trouverai une consolation et un soutien dans les adversités dont la vie est ici-bas parsemée, et une confiance bien grande pour cette vie qui nous est réservée dans le ciel. »

Le maréchal entrevoyait le terme; il l'atteignit

l. Le maréchal Randon, nommé de nouveau gouverneur général de t'Algérie, fut contraint, presqu aussitôt, de résigner ces hautes fonclions. [Mémoires, II, p. 313.)

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