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l'autre sont également funestes. L'exagération ne vaut jamais rien, qu'elle porte sur les principes euxmêmes, ou sur les applications pratiques, ou sur les procédés de polémique. Elle nuit à la vérité, elle la fausse: elle empêche ses adversaires de la reconnaître et de l'accepter; elle justifie en partie les oppositions ou du moins leur fournit un prétexte; elle porte à exagérer en sens contraire. Imitez Rome dans son esi prit de modération, Rome inaccessible à toute con-j cession coupable, comme à toute exagération. Ah ! sans doute, point de respect humain, point de lâcheté; un saint enthousiasme pour la foi, une ardeur militante à la défendre; mais, d'autre part, pas de Don QuichoHsme, pas de chauvinisme catholique : évitez la violence et gardez la vérité dans la charité. »
Tels étaient les sages conseils que le P. Olivaint ne cessait de donner. Certes son caractère était trop for-. lement trempé, pour qu'il fût possible de le soup-j çonner un instant de timidité et de faiblesse; mais] c'est précisément parce qu'il était vraiment fort, qu'il gardait, au milieu du trouble des esprits, la mesure,: la sérénité et la pleine possession de lui-même.
Quand fut inauguré, en 1867, le grand mouvement] catholique qui devait aboutir à la conquête de la li-1 berlé de l'enseignement supérieur, le P. Olivaint] n'hésita pas, malgré les accablantes occupations del son ministère, à prêter son concours aux hommes! généreux qui se dévouaient à cette utile et noble en- ï treprise.
11 fut, dès l'origine, un des membres les plus ac- \ tifs de la Société générale d'éducation et d'enseigne-