‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 26 sur 306 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

bien qu'en un tout autre sens, les grands mots d'humanité, de société, d'unité, de fraternité. Cette société universelle, que des novateurs avaient inutilement rêvée, Dieu l'avait fondée par son Fils; elle subsistait, depuis dix-huit siècles, répandue par tout l'univers, enseignant tous les peuples avec une autorité infaillible et les groupant autour d'un unique chef, comme une immense famille autour du même père. * C'était l'Église, et cette Église avait une doctrine certaine, une doctrine qu'il ne suffisait pas de savoir, qu'il fallait croire, qui se révélait aux petits et aux simples, à ceux qui ont l'esprit humble et le cœur pur.

Avec quelle émotion profonde Pierre accueillit la vérité chrétienne qui se manifestait à lui sous cette forme brillante et parfois sublime! Comme son âme devait frémir sous la parole du grand orateur, quand, par exemple, celui-ci s'écriait : « Dieu qui a donné aux créatures une si grande magnificence, des attraits si victorieux, afin que notre cœur fût touché par elles, n'a pas agi avec moins de puissance et de luxe, quand il s'est agi d'exposer aux regards des hommes la beauté et la bonté divines. Il les leur a montrées dans l'Homme-Dieu conversant avec nous et mourant pour nous sur le Calvaire d'une mort d'amour, et il a écrit l'Évangile pour porter à notre cœur l'histoire ineffable de cette vie et de cette mort.... Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté! C'est cette parole qui explique comment tant d'hommes

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