Conférences de
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qui ne savent rien parviennent pourtant à la foi. II? ■, y parviennent par le chemin de l'amour.... Ils onl reconnu Dieu à la bonté plus qu'à la lumière, et la | lumière, jalouse de leur cœur, s'y est précipitée avec l'amour1. »
Le premier résultat fut pour Pierre, comme autrefois pour Justin, l'aveu de l'impuissance des systèmes philosophiques.
« N'est-il pas vrai, mon cher ami , écrivait-il, que, quoique jeunes, nous avons déjà pu faire cette expérience, qui est aussi celle des siècles, à savoir que l'homme s'agite en vain pou* résoudre les grands problèmes? Il n'enfantera jamais la vérité; il ne saura le secret de Dieu que si Dieu le lui révèle. La révélation est nécessaire; si Dieu aime sa créature, la révélation s'est faite2. »
A la suite des conférences de Notre-Dame, la conversion d'Olivaint était en bonne voie. Lacordaire, pour lui, comme pour bien d'autres, avait été Villuminateur; « la première étincelle qui ralluma sa foi, ce fut l'éclair qui jaillit de cet homme 3. »
De ce moment Pierre se mit à étudier la doctrine catholique avec ardeur, mais avec une disposition
1. Conférences de Notre-Dame, t. I, année 1836, xme Conférence . Des moyens d'acquérir la foi.
2. Ainsi le jeune philosophe débutait, dans la recherche de la vérité, par où Théodore Jouffroy devait finir. « Hélas! disait, avant de mourir, l'infortuné disciple de Victor Cousin, hélas ! monsieur le curé, tous ces systèmes ne mènent à rien ; mieux vaut mille et mille fois un bon acte de foi chrétienne. » (Lettre de M. Martin de Noirlieu,curé de Saint-Jacques du Haut-Pas, à Mgr l'évêque de Chartres.)