‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 28 sur 306 · chapitre m · texte numérisé non relu

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re imparfaite, comptant plus sur la raison que sur la grâce, et clans cette recherche excluaient scientitique, nourrissant un secret orgueil.

De plus, il en a fait l'humble aveu, un mauvais sentiment s'éveillait parfois en lui ; à mesure que -rit s'éclairait aux rayons de la divine lumière, le cœur faiblissait sous l'étreinte du respect humain : « Le respect humain, disait-il1, auquel nous sommes tous soumis, le respect humain dans lequel, pour ma part, j'ai été pris si longtemps comme dans un e tendu par le diable pour mempècher de revenir à Dieu.... Oui, il y a eu chez moi lâcheté à ne pas braver quelques sarcasmes pour Celui qui a été insulté par un peuple en fureur. »

L'orgueil présomptueux de l'esprit fut vaincu par l'humilité qui prie, qui consulte, qui s'avoue coupable; la pusillanimité du cœur, par une généreuse audace à se compromettre, et par l'union qui fait la force.

Olivaint, malgré l'indépendance de son caractère, eut besoin d'être encouragé dans la lutte par la pensée qu'après tout il n'était pas seul. Parmi les six mille auditeurs de Lacordaire, il y avait, se disait-il, des jeunes gens agités des mêmes préoccupations, animés des mêmes sentiments que lui. Chaque jour il découvrait quelqu'un de ces hardis soldats de la foi qui osaient, chose auparavant presque inouïe, affirmer hautement leur croyance. Frédéric Ozan son aîné de deux ans, avait recruté un petit bataillon

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