‹ Pierre Olivaint, prêtre de la Compagnie de JésusChapitre 290 sur 306 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

ces cachots: on tâta les murs, on essaya de se reconnaître dans la nuit profonde.... ■ »

« Mais, dans plusieurs cellules, dit le P. de Poule voy, il y avait cette présence réelle de Jésus d'où rayonnent la lumière et la paix. »

Les otages, durant un long mois, avaient été condamnés, dans la prison de Mazas, à un isolemen t absolu. Quelle ne fut pas leur joie, quand, le lendemain, on les fit descendre par l'escalier de secours et qu'on les réunit dans le premier chemin de ronde ! On s'embrassait, on se consolait, on se confessait. v< J'ai vu tous vos Pères et je leur ai perlé, dit un témoin ; ils étaient calmes et souriants au soir de leur vie comme à l'aurore d'un beau jour. Le P. de Bengy n'avait rien perdu de son sang- froid et de sa gaieté; le P. Gaubert, de son recueillement suave et modeste; le P. Clerc, de sa généreuse allégresse; le P. Ducoudray, de sa virilité simple et digne, le P. Olivaint, de sa vive énergie et de sa paix radieuse. »

Ce fut dans une de ses récréations que l'ancien recteur de Vaugirard se trouva tout à coup en face de M. Chevriaux, proviseur du lycée de Vanves, jeté en prison pour être resté jusqu'au dernier moment à son

poste.

... « Ancien condisciple du P. Olivaint à l'Ecole normale, raconte M. Chevriaux dans une lettre adressée au P. de Ponlevoy, il y avait trente-quatre ans que je l'avais revu, lorsque nous nous sommes rencontrés

t. M. Max. du Camp, p. 347.

Page 1