PIEBBE ET MARIE-JEANNE
Comment, c'est encore vous , monsieur !
HENBi, très-vite.
Oui, oui, je sais tout, j'ai tout entendu .... Mais c'est égal. . . Je viens vous dire que tout à l'heure, un général... je ne sais pas son nom. . . est arrivé dans le village. . . il a un bel habit, des épaulettes, et trois ou quatre croix. . . .il a rencontré mon père et ma mère, ils se sont salués; le général leur a dit qu'il venait pour voir des biens qui étaient à vendre dans le pays ; mon père a parlé aussitôt de sa nriaison , de cette maison là. . . {il indique celle du fond) ; mais comme ma mère est fâchée contre vous , on n'a point parlé de votre ferme , et je vous en avertis, afin que si vous avez toujours envie de la vendre , vous ne manquiez pas une si bonne occasion. ... un général ! ça paie bien ! . . . . Adieu, monsieur Buisson, je me sauve; ne dites pas que c'est moi qui vous ai prévenus. . . Adieu , mademoiselle Tiennetté. ^^j^\
TIENNETTE
Adieu, monsieur Henri.
(Il s'en va en courant.)