‹ Pierre, Paul et Jean; comédie-vaudeville en 2 actesChapitre 32 sur 49 · ACTE II , SCENE I. Sy · texte numérisé non relu

ACTE II , SCENE I. Sy

Air : Du Ferre.

Pendant qu'un ospoir plein d'appas Raflermissait notre courage , Du récit de nos vieux combats Nous amusions notre esclavage. Calmes au milieu des déserts , Ecrivant gaîment i)os mémoires.

Au souvenir d'iTn seul revers Nous opposions trente Tictoires !

MABIE-JEANNE,

Un Français !. . . ça tire parti de tout.

LE GÉNÉRAL

J'ai revu ma patrie !.. .et tous mes maux ont cessé. Mes blessures m'ont valu une retraite honorable; j'ai acquis une fortune dont je n'ai pointa rougir, et je viens finir ma carrière. . . où j'ai passé mon enfance.

Air : Du Pot de fleurs.

Jeune, on s'embarque, l'on voyage.

Et gaîment on brave le sort :

Plus tard, échappé du naufrage.

On aime à rentrer dans le port.

Assis à l'oinbre d'un vieux hêtre.

Entouré de ses vieux amis, Oji sent que le plus beau pays , C'est le pays qui nous vit naître.

PIERRE

C'est ici! v'ia la chaumière encore telle que tu Tas quittée.

PABL.

Excepté qu'elle est bien plus vieille. Vous souvenez-vous, mon frère le général , que novis couchions tous dans la grange qui est là. . .à côté ? Comme nous faisions des culbutes sur les bottes de paille ! hein ?

PIERRE

Et v'ià r vieux fauteuil de net' bon père. Le cher

il'n

homme! combien de fois assis. , . là. . . comme tu es^, il nous > , a parlé de toi! *

PAtn.

S'il vivait, serait-il heureux, de voir son] fils en général !

LE ctxÉRAL jette SCS l'egaids vers le tableau attaché à la muraille.

Mais c'est son portrait que j'aperçois ! [Il se Ict^e. )

PIERRE

Eh ! mon dieu , oui, c'est lui-même.

( Tout le monde se lève. ) TIESNETTE.

Mon oncle , voilà un bouquet d'flevirs des champs. . . que j' viens d'arranger pour vous.

LE GENERAL

Grand merci, ma chère petite nièce. ... tu es biOt Çt-V mable. . .tiens, va le placer sxu' ce cadre. ^^^ ^^

( Tiennette va attacher le bouquet au tableau. ) LE GÉNÉRAL.

Ah ça, mes amis, me voilà avec vous, point de façon point de gêne, je veux que vous me traitiez comme.... comme votre frère.

PIEUBE.

Oh diune! nous ne pourrons pas te traiter en grand seigneur, mais nous ferons d'not' mieux. . . Femme, songe au dîner d'abord.

MARIE-JEANNE

Oui, oui, notre homme. . .sois tranquille. Où faudra-t-il mettre la table ?

LE GËRÉBAL.

MARIE-JEAKNE.

Oh! c'est bien petit, c'tendroit. . . nous n'sei'ons pointa noire aise.

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