ACTE II, SCENE I
LE GÉNÉRAL
Eh bien , pourqi^oi pas dans la grange ?. . . elle est assez grande. . . je me souviens que c'étaient les ruines de l'ancien cliûlcau. . . nous y prenions autrefois nos meilleurs repus.
PAUL
C'est vrai ; ea nous rappellera nol' jeune temps.
Ain : A nos goûts conjormez-vous vile. ( De Pantin- Grâce an .souvenir ainiabliî De tout t'ilont nous l'uni' tétuoins, Nous allons à cette table Avoir quarante ans -de moins.
MARIE-JEANNE
Je n'suis pas assez coquette Pour vouloir arrêter 1' temps ; D'ailleurs aurais-j' ma Tiennetle , Si j'n'avais que mes vingt ans ?
LES TfiOlS FUÈBES.
Grâce au souvenir aiqiable, etc.
PIERRE
Si le r'pas est vaille que vî)jlle , Par }e cœm' il s'ra servi ; Et sur ce champ de bataille ïu n'verras pas un enn'mi.
LÉS TROIS FRkftES l'éunis.
Grâce au souvenir aimable , etc.
( lis sortent tous, excepté Tiennette et le général, ;
fSCÈNE IL LE GÉNÉRAL, TIENNETTE.
LE GÉNÉRAL
Reste. . . Tiennette. . . j'ai à te parier.
TIENNETTE
IVjle voilà, mon oncle.
4o PIERRE , PAUL ET JEAN.
LE GÉNÉRAL
Dis-moi un peu; tantôt, qviand tues venue m'embrasser. . . tu étais bien émue. . . tu pleurais , pourquoi cela ?
TIEKNETTE, COnfuSe.
Mon oncle. . . c'était le plaisir. . .de vous voir. . . la joie ..
LE GÉNÉRAL
Oh! la joie... L'amour n'est-il pas pour quelque •choaeyfc . dans tout cela? \^^<^^ v
Mon oncle, je vous assure. . .
LE GÉNÉRAL
Cependant monsieur Henri m'a dit. . .
TIENNETTE
Monsieur Henri vous a dit. . . .
LE GÉNÉRAL
Qu'il t'aimait. . .Et pourquoi en rougir?
TIENNETTE
Je ne rougis pas, mon oncle; mais il est bon que vous sachiez tout. . . Si j'pleurais tantôt, ce n'était pas sans cause, monsieur Henri est parti pour Rennes.
LE GÉNÉRAL, en confidencc.
Pas encore.
TIENNETTE
Pas encore! est-il possible! ah que j'suis donc contente!
LE GÉNÉRAL
J'ai fait prier monsieur Verkadec de suspendre ce départ, et de m'amener son fils.
TIENNETTE
Oh ! il est brouillé avec mon père et ma mère ; il n'viendra pas.
LE GÉNÉRAL
11 viendra. . . . l'espoir de me vendre une maison dont il