‹ Pierre PugétChapitre 117 sur 232 · Saint âmbroise · texte numérisé non relu

Saint âmbroise

Statues colossales de 4 mètres de haut, exécutées de 1661 à 1667 pour la ilunille Sauli. Elles sont encore dans les niches où Puget les a placées, sous la coupole de l'église de Sainte-Marie de Carignan, et sur les piédestaux dont il avait sans doute donné le dessin. Il existe du Saint Sébastien une belle photographie, reproduite sur bois dans la Gazette des beaux-arts. Voir page 71 à 78. Voir aussi l'Appendice.

Cochin, dans son Voyage d'Italie, s'est montré plus que sévère pour l'œuvre de Puget. Aussi, lorsque Ilatti, historien génois, publia son ouvrage sur les artistes de Gènes, il n'a pas manqué de donner au graveur français une leçon de patriotisme.

60. Assomption, bas-relief pour le duc de Mantoue. — Les historiens en parlent sur la foi de Bougerel. Il aurait été exécuté en 1664-1665. — Voir page 85.

67. Conception de la vierge Marie. — Groupe cxcculc, de 1661 à 1669, pour Emmanuel Brignole, qui en légua la propriété à VAlbergo dei poveri. 11 est encore placé sur l'autel de la chapelle. Le testament de Brignole l'évalue à 8,000 réaux. — Voir pages 67 à 70 et 79 à 82.

L'a])bé Barthélémy, dans son Voyage (tllalie (an VI, IP partie, p. 78), a fort bien décrit et apprécié ce groupe, qu'il a seulement le tort de nommer une Asf^owplion : — « La plupart des ouvrnges du Puget, tels que le Milo)i, VHercule de Sceaux, les Thermes de Toulon, le Saint Schaslicu, donnent l'idée d'un génie mâle, capable de peindre les grands effets, les grandes passions, et ces sortes de génies échouent bien souvent dans des sujets doux et paisibles. Mais le Puget avait toutes sortes de pinceaux ; pour s'en convaaicre, il suffit de jeter les yeux sur son Assomption, que l'on conserve à Gênes dans YAlbergo dei poveri. La Vierge s'élève dans les cieux ; sur son visage admirable régnent la paix, la sérénité, les prémices des joies du ciel ; sa draperie flotte légèrement au gré des vents ; ses mains sont étendues et tournées vers la terre ; elle est portée par des anges entrelacés dans les nuages ; deux ou trois sont à ses pieds ; deux autres sont à ses côtés et la soutiennent avec leurs ailes ; leurs têtes ne paraissent point détachées ; on a pensé que l'artiste a été gêné par le bloc. Si cela est, c'est un grand mérite d'avoir triomphé de cet obstacle comme l'a fait le Puget. L'ange de la droite cache en partie sa tète dans le nuage qui touche aux pieds de la Vierge ; on dirait que c'est l'acte du plus profond respect. L'ange de la gauche baisse sa tête, il regarde vers l'autel et paraît lier le mystère de l'Assomption, dont il est un des minisires, avec celui qui se célèbre sur l'autel et dont il est témoin ; si l'idée que je suppose est bonne, elle est sûrement de lui ; si elle est mauvaise, je ne la lui attribue pas. Quoi qu'il en soit, on ne peut se lasser d'admirer cette figure. L'intention y est si bien marquée, que l'œil croit y apercevoir un mouvement secret et craint de le laisser échapper. L'ange de la droite a les mains croisées ; il tient quelque ciiose qui ressemble à des fleurs ; peut-être est-ce à cause du Rosa vtystica dont on qualifie la Vierge ; peut-être est-ce une idée poétique et très-bien ù sa place : l'autre main s'appuie sur un bouclier et de ce bouclier semble sortir une palme (pie tient un ange placé sous les pieds de la Vierge. Ces attributs m'ont paru mal placés. 11 faut croire qu'en cet endroit le Puget a été véritablement gêné par le bloc, et qu'il a eu besoin de lier, au moyeu de cette palme, le

potil nngp qui pst sous les pieds avec celui (ini est, à droilo. On a fait à cette figure un piédestal en forme de deux consoles, mais ce piédestal est trop haut de plus d'un pied. Il est de Schiaffino. »

« Ce Pugct était ini grand peintre en sculpture, » dit ailleurs Tabbé Barthélémy, et il décrit, comme son œuvre, l'autel de sainte Marie des Vignes, qui est de Pozzobonelli. Mais il ne dit rien de l'autel de Saint-Cyr, dont on ne lui aura pas nommé l'auteur.

(»8. La vierge Mahie. — Statue sur des nuages où se jouent deux petits anges. L'ensemble a l'",70 de haut environ. — A Gènes, sur l'autel de l'oratoire de SaintPhilijjpe de Néri, cliapelle annexe de l'église de même nom. — L'un des anges porte un temple, sur le fronton duquel on lit Dowus AUREA, et sur la marche inférieure n. d. puget. MAC. F. AN. D. M. P. MDCLxx : NobUis dominus Puget Maciliensisfaciebat a7ino Domini mense primo 1670, ce qui concorde exactement avec les lettres des intendants de Toulon, publiées dans les Archives de l'art français. — Voir pages 428,129.

Derrière l'autel, une autre inscription gravée sur une plaque de marbre établit comment la Vierge des Lomellini est passée de leur chapelle domestique dans l'église de Saint-Philippe de Néri.

STEPHANO LOMELI.>>'0

OB MARMOREAM DEIPAR.E STATUAS!

TESTAJIENTO lUC DESIGNATAM

POSTULATAS FRATRUM ORATORII PRECES

PRlMlS QUOQCE MENSE DOMIMCIS

PSALMUM 129 : ELATA VOCE RECITAÎJDUM

CONGRECATIOMS P. P. DECERN'EDAN'T

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