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Pierre Puget

Quand Puget naquit (i), l’Arsenal de Marseille, où se construisaient plus particulièrement les galères, faisait, avec celui de Toulon, déjà vivre bon nombre d’artisans venus de tous les coins du pays. Fondé depuis longtemps, il avait été en premier lieu utilisé par les seigneurs et les capitaines, à qui le service du roi ne demandait que de lui fournir, l’heure venue, des bâtiments tout équipés et tout armés. Plus tard, en i63i, sur l’initiative de Richelieu, le ministère avait assumé la charge et la direction des constructions navales. C’est alors que le fils du maçon marseillais Simon Puget fut mis, bien jeune encore, en apprentissage chez l’entrepreneur Roman.

Le sculpteur Jean de Dieu, ami de Puget, a raconté ce qu’il y fit :

Il (Puget) me répondit qu’ils estoient trois frères, et que son inclination le porta à cet art (la sculpture', et que son père (2), faute de grands biens, l’obligea, pour trois ou quatre ans, au maître sculpteur des galères qui n’estoit pas fort habile homme, et comme mon dit sieur Puget estoit un homme très sincère et d’une grande franchise, il me dit sincèrement qu’au bout de trois mois son maître n’y pouvoit plus rien montrer, en sorte qu’il lui laissoit faire l’ouvrage à sa volonté, et le laissoit faire et conduire tous les compagnons qui travailloient à la sculpture des galères, presque sans s’en rnesler (3).

De complaisants biographes vont plus loin, ils affirment qu’à lui seul le jeune apprenti construisit et sculpta de sa main toute une galère. On peut plus raisonnablement admettre que Puget conçut

(1) Non en 1622, comme tous les biographes de Puget l’ont dit, mais le 16 octobre 1620, ainsi que l'a démontré la récente trouvaille, par M. Philippe Mabilly, archiviste de la ville de Marseille, de l’acte de baptême du maître.

(2) D’une pièce également retrouvée aux archives municipales de Marseille par M. Mabilly, il ressort que le père de Puget mourut deux ou trois ans après la naissance de Pierre. C’est l'oncle et tuteur de ce dernier qui le mit en apprentissage.

(3) Léon Lagrange. Pierre Puget. Paris, Didier et Cio, 1868, p. 6.

l’ornementation d’un bâtiment, et que son projet, soumis au général des galères, — Pierre de Gondy, duc de Retz, ou le marquis du Pont de Courlay qui lui succéda en ce temps, — reçut son approbation. Le certain, en tous les cas, c’est qu’il contribua à l’ornementation des unités qui prirent une part glorieuse à la bataille gagnée en 1 638 sur les Espagnols. Peut-être même assista-t-il à la cérémonie qui eut lieu le i3 octobre suivant, dans l'église des Accoules de Marseille, pour fêter le retour des vainqueurs. Sur cinq bâtiments pris aux ennemis, trois l’avaient été par des officiers marseillais : Thomas et Nicolas de Village, et le commandeur de Vincheguerre. On appendit les étendards conquis aux voûtes de l’église et l’Arsenal fut en liesse ce jour-là.

S’il n’était pas déjà parti pour l’Italie, l’adolescent était bien près de se mettre en route. Une tout autre vie allait commencer pour lui. Cinq ou six ans plus tard il devait rentrer en Provence, riche d’un apprentissage de plus, peintre adroit autant que sculpteur émérite.

Pendant cette longue absence, la marine française avait pris un développement sérieux. A la construction des galères, celle des vaisseaux avait succédé. Mais alors que, en ce qui concerne l’ornementation des premiers, la décoration en était arrivée à son complet épanouissement, l'embellissement des seconds n’avait encore donné lieu qu’à de timides tentatives.

Léon Lagrange a relevé dans les estampes de délia Bella, gravées en 1 634, les premiers progrès réalisés par la marine italienne, et dont la flotte française allait s’inspirer à Toulon. L’importance dès lors donnée à la décoration s’accentua fort vite et l’on vit, en peu d’années, se former, dans notre grand port de guerre, une florissante école de sculpture navale.

Au-dessus des praticiens qui s’y étaient préparés s’agitait le groupe des entrepreneurs et des architectes, appelé parfois non seulement à diriger le travail mais encore à en fournir les plans et les dessins, hommes de savoir et de bon conseil, justement estimés des intendants de la marine, et que leurs intérêts tout comme leur zèle entraînaient à faire grand et fastueux.

Nicolas Levray, qui jouissait à Toulon de la considération générale, est le premier de ces hommes que les documents administratifs permettent de tenir comme officiellement attaché au service du roi. Dans les premières années de sa collaboration avec la marine, Toulon comptait vingt vaisseaux et cinq ou six navires de moins fort tonnage. A quelque temps de là, deux ans après la campagne du duc de Brézé contre les Espagnols, en 1645, l'Arsenal put armer trente-six vaisseaux, vingt galères et dix-huit petits bâtiments. Sur les cales figurait alors

un vaisseau auquel nous sommes forcés de nous arrêter un moment, puisqu'on le décorait d’après les dessins de Puget débutant, de Puget vibrant encore des spectacles de Florence et de Rome.

Comment le jeune Marseillais, ramené en Provence sans doute par la mort de sa mère, alors qu'il approchait de sa vingt- cinquième année, s’était-il vu presque aussitôt accorder l’honneur de combiner la décoration du vaisseau-amiral ? On ne peut que le supposer.

Pierre avait un aîné, Gaspard, maçon comme son père et sculpteur à ses heures, avec lequel Levray était en fort bons termes et qu'il avait eu comme associé pour diverses entreprises. Vraisemblablement, le maître sculpteur au port avait connu de lui les prouesses de l’ancien apprenti de Roman. Fier des connaissances acquises de l’autre côté des Alpes par son cadet, Gaspard avait, sans doute, intéressé son ami au jeune homme et Levray, loin de se refuser à utiliser ses talents, avait dû les signaler à l'attention de ses chefs.

Le grand personnage qui représentait alors l'administration à Toulon nous est connu. C’était en ce temps-là déjà le chevalier Louis Le Roux, seigneur d’Infreville et de Saint-Aubin d’Escroville, qui, après avoir quitté la marine en 1660, devait, en 1 665 , reprendre à Toulon son poste d’intendant et que nous retrouverons plus tard, car c’est à ses démarches que Puget dut sa nomination à l'emploi de maître-sculpteur en chef. La direction de tout le travail de l’arsenal lui incombait. Avant d’être approuvés, les dessins passaient par ses mains. Un vaisseau à dédier à la reine était en projet. Levray avait dû en avertir le jeune Pierre et l’engager à exercer sur ce thème son imagination déjà souple et verveuse. Accueillie de l’intendant avec faveur, la composition du débutant avait aussi reçu l’assentiment ministériel, et c’est ainsi, peut-on croire, que, du premier coup, Puget s’était mis en valeur.

Le jeune homme en ressentit une joie profonde et le souvenir en demeura particulièrement vivace dans son cœur puisque lorsqu’il mourut, après une vie entière de pérégrinations et de labeurs ininterrompus, le dessin de la Reine ornait encore les murs de sa chambre à coucher, dans la villa qu’il s’était fait construire aux portes de Marseille.

Levray, l’artisan de ce succès, eut l’entreprise de la décoration du vaisseau en projet. On ne peut affirmer que Puget prêta le concours de son ciseau à l’équipe des sculpteurs chargée de donner corps à sa pensée. L'hypothèse, toutefois, n’a rien d'invraisemblable. Bien qu’il fut revenu d’Italie plutôt peintre, l’ancien sculpteur sur bois devait encore avoir trop à cœur son premier métier pour laisser passer l’occasion d'affirmer son savoir-faire.

On a toujours dit que Puget ayant réussi à se faire présenter, vers 1644, à l'amiral de Brézé, celui-ci lui avait demandé d’imaginer, pour un des vaisseaux sur le chantier, la décoration la plus riche qu’il pourrait concevoir et que ce désir l’amiral ne l’avait exprimé qu’en vue de la Reine. Je crois qu’il y a là confusion et que si Brézé demanda à Puget un dessin, ce fut beaucoup plus probablement pour le Magnifi que dont le nom même confirmait les intentions de l’amiral. En effet, il y a une cinquantaine d’années on pouvait encore voir à Toulon, entre les mains d’un collectionneur, aide-commissaire de marine en retraite, M. Malcor, le dessin de la Reine. Cet ouvrage figura à l’Exposition régionale des Beaux-Arts de Marseille en 1861, et si son possesseur eut, comme on nous l’a dit, la faiblesse de s’en dessaisir, Lagrange prit la précaution, après l’archiviste toulonnais Henry, qui en avait noté succinctement le décor, de nous en assurer une description détaillée.

Jetons un coup d’œil sur cette description. Au tableau d’arrière, le portrait de la souveraine dans un médaillon semé de fleurs de lis, et pour toute ornementation, comme encadrement à la poupe, quoi ? Deux cariatides et deux génies. Voilà qui peut être fort élégant et fort harmonieux dans son ensemble. Mais combien nous avons encore de chemin à parcourir pour arriver aux splendeurs du Monarque sur lequel l’illustre artiste, à sa maturité, jettera, avec sa fécondité incomparable, tout un monde de divinités et de personnages.

Anne d’Autriche était surintendante de la navigation. En administrateur avisé, d'Infreville voulut que la souveraine, sans se déplacer, puisse avoir une idée de la physionomie du vaisseau qui porterait sur les mers sa royale effigie. La peinture n’ayant pas pour Puget plus de secret que la sculpture, l’intendant lui commanda de figurer sur une toile d environ douze pieds de long les trois faces du vaisseau, et ce travail fut expédié à la cour. Peut-être se retrouvera-t-il un jour dans quelque dépendance de Versailles.

C’est en 1646 que le vaisseau la Reine avait été construit. En 1 647 ? ce fameux chevalier Paul qui, né en rade de Marseille d’une pauvre femme employée comme lavandière au château d’If, avait passé sa jeunesse sur l’îlot et après avoir gravi tous les échelons de la hiérarchie était devenu vice-amiral de France, tenait la mer avec le Grand Anglais. Rentré à Toulon, il vint voir le vaisseau en chantier et le trouva fort à son gré. Trois ans plus tard, en avril i65o, il sortait de 1 arsenal à son bord avec six cents hommes d’équipage (soldats et matelots) et cinquante-deux pièces de canon de fonte verte. Son but était de protéger le passage de quelques troupes et de munitions destinées à Portolongoné qu’une frégate avait emportés. Cinq

vaisseaux ennemis croisaient pour empêcher les secours d’arriver. Avec son audace habituelle, le chevalier fit ouvrir le feu contre eux et en quatre heures de lutte il les maltraita si fort que ceux-ci ne réussirent pas à lui barrer la route. La Reine essuya plus de cent cinquante coups de canon sur les deux mille qui lui furent envoyés, mais elle en tira douze cents et son artillerie fit le plus grand tort à la flotille adverse.

Les troubles de la minorité de Louis XIV ayant amené un temps d'arrêt dans les constructions navales, de 1648 à 1 65 1 , d'Infreville n'eut pas autrement à user, à cette époque, des services de Puget. L’artiste dut, partant, tourner ses efforts d’un autre côté. Son passage à l'arsenal lui avait valu quelques relations utiles et une certaine considération dans Toulon. Ses connaissances de peintre avaient été bientôt aussi appréciées que son ingéniosité de décorateur. De la part des particuliers comme de la part des congrégations religieuses, des commandes lui étaient venues et, fixé dans Toulon, dont il avait fait sa ville d’adoption, il y avait pris femme dès 1647. A partir de ce moment on put voir sa signature au bas des marchés les plus divers. Les mois ne se passèrent plus qu'il n'ait doté de quelque ouvrage nouveau les églises de Toulon, de Marseille, d’Aix et même de leur banlieue. Le portique et les cariatides de l'Hôtel de Ville allaient mettre le comble à sa réputation locale.

Le cadre de cette étude nous interdit de dire ici dans le détail comment, amené à faire le voyage de Paris et retenu pour le compte de Fouquet par l’architecte Lepautre, qui voulait lui faire orner le parc du château de Vaux-le- Vicomte, il fut, après s’être employé plus d’une année à ce travail, envoyé à Carrare où la disgrâce de Fouquet le surprit, et comment, comblé d’égards par les patriciens génois, il put, à leur profit, donner libre cours à son génie. Nous devrons nous borner à le rejoindre au moment de sa rentrée en Provence, où, après six années d’un exil doré, il revenait, « rappelé par son roi », avec le mandat de diriger les diverses équipes d’ouvriers employées au port.

Bien qu’il ne fut pas encore titularisé dans son emploi, le 8 juillet 1668 il arrivait à Toulon, et dès le 10, quarante-huit heures après, en compagnie de l’intendant, il faisait à l'arsenal son entrée officielle. La plus grande activité régnait sur les chantiers. On y travaillait notamment à la poupe du vaisseau-amiral le Roycil-Louis , dont Le Brun avait fait le dessin. Puget en vit le modèle et le loua fort.

Une quarantaine d’employés, maîtres, contremaîtres, ouvriers et apprentis s’efforçaient à ce moment dans l'atelier de sculpture. Nous connaissons le nom de ces artisans presque tous fort habiles. Parmi

C3ux qui remplissaient la charge de maître, deux seulement, Pierre Turreau (i) et Rombaud-Languenu étaient « entretenus de la marine ». Le premier jouissait d'un traitement de douze cents livres, le second en recevait mille. Les autres sculpteurs, non entretenus, mais ayant cependant la qualité de maître ou en passe de l’obtenir, étaient : François Collibaud, de Paris ; Jacques Thomas, du Dauphiné; André Peillon, de Grasse; et, de Toulon, Marc-Antoine Décugis, Guillaume Gay et Gabriel Levray, le fils du vieux maître Nicolas. Avec eux ou sous leurs ordres, comme ouvriers ou apprentis, travaillaient une quinzaine de Toulonnais encore : Jean-François Barthelier, Louis et Pierre Duperroy, Thomas Boulet, Noël Descodain, Pierre Gense, Marc-Antoine Dermes, Denis Payen, François Job, Charles Roustan, Philippe Mauric, Raymond Gay, fils de Guillaume; Antoine Levray, fils de Gabriel; Joseph Jean et Jean Morisot; deux Ciotadens : Charles Panisson et André Ruys; deux Toulousains : François Auxion et Aimon Morisot; un Normand : Louis Longuemas ; un Briard : Henri Charbonnier; Antoine Enot, de Paris; Louis Miot, de Langres ; Honoré Peillon, de Grasse; François Durand, d’Aix ; Laurent Marc, du Castellet près Toulon; Jacques Arnoux, Joseph Auphant, Jean-Baptiste Mauville, Pierre Terras, Antoine Murat, de Marseille; enfin Joseph Pélissier, Joseph Dejardin et Louis Isnard dont nous n’avons pu découvrir la ville natale.

A l’atelier de peinture un seul maître était entretenu, Jean- Baptiste de la Rose, de Marseille, à qui son fils Pascal devait plus tard succéder et qui touchait douze cents livres comme Pierre Turreau.

Le nouveau venu eut un mot aimable pour chacun des chefs d’équipe. Il les complimenta du zèle et de la diligence montrés par leurs collaborateurs et le fit avec tant d’adresse que l’intendant d’Infreville se montra ravi. « Je prévois, avait-il écrit quelques semaines auparavant à Colbert, que dans peu il naistra de la jalousie entre nos ouvriers ; je ferai bien mon possible pour les tenir en leur devoir, mais il est absolument nécessaire d’avoir un commandant comme le sieur Girardon (2) ou une personne de sa suffisance pour conduire un si bel ouvrage et assujettir les gens de ce mestier qui ne se gouvernent pas comme les autres artisans, cet art n’estant pas commun et dont le mérite n’est connu qu’à ceux du mestier ».

Il faut remarquer que la nomination de Puget à l’Arsenal n’avait pas été obtenue d’emblée. On doit à Pierre Margry, qui fut archivisteadjoint au ministère de la marine, la mise au jour de toute une série

(1) Protégé du sculpteur Girardon, qui l’avait fait nommer à l’arsenal, et père de Bernard-Honoré Turreau plus généralement appelé Bernard Toro.

(2) Girardon avait été déjà envoyé à Toulon par Colbert, et c’est alors qu’il y avait amené Pierre Turreau.

de pièces officielles (i), qui ont jeté sur cette phase de la vie de l’illustre provençal la plus abondante lumière. Pour des raisons qui ne sont pas très nettement déterminées, l’artiste, en dépit des bons procédés de ses amis de Gênes, s’était, depuis quelque temps, mis en tête de rentrer dans son pays. En 1667, il avait fait le voyage de Provence, sans doute pour tâter le terrain. A Marseille, il était allé voir les échevins, et avait même passé marché avec eux pour la construction de la porte de l’Observance. A Toulon, qui cette même année fut à moitié détruit par un terrible incendie, il n’avait pas manqué de faire visite à ses anciennes connaissances, et certainement d’Infreville lui avait, dès lors, fait entrevoir comme possible son entrée à l’Arsenal. Mais le visiteur n'était plus un jeune homme. Désormais Puget était Puget, et les Génois l'avaient trop gâté pour qu’il n’ait point quelque tendance à dire sa valeur. Si désireux qu’il fût de quitter Gênes, le maître n’entendait pas le laisser paraître. Un document des plus savoureux et qu’on ne peut s’abstenir de reproduire, car il révèle mieux que nul autre la réelle tournure d’esprit du grand homme, a été retrouvé par Pierre Margry. Il faut citer ce document dans son entier. Le voici :

Coppie des conditions que le sieur Puget , sculpteur, désire qu'on luy accorde, avant

que d’entrer au service du Roy dans son arsenal de Toulon, qu'il a envoyées à

M. d'Infreville, intendant.

Premièrement,

1. Je voudrois que l’ordre en vînt du Roy, ce qui vous seroit facile escrivant en cour, comme nécessaire pour la gloire de notre nation.

2. Je veux estre considéré non point comme ouvrier, mais comme principal officier.

3. Je veux donner le dessein de l’architecture du navire, j’entends tout ce qui est hors de l’eau, ou Euvre mort, et que mes desseins fussent suivis de point en point après avoir esté examinez de vos principaux maistres comme Rodolphe, Poumet et Coulom.

4. Qu’il me sera permis d’enrichir de mes ornemens à ma façon sans qu’on me contredise, soit maistres de hache ou autres officiers.

5. Qu’il ne sera envoyé aucun dessein, soit à monseigneur l’Amiral ou au Roy, ou tableau, qui ne soit porté par Puget.

6. Qu’il me sera donné un habille homme pour me soulager à ma volonté, auquel on payera un escu par jour.

7. Que je ne veux travailler de mes mains qu’aux modelles ou desseins du travail.

8. Que les officiers n’auront rien à dire, sy je fais travailler à mon astelier en marbre ou en bronze.

g. Qu’on me payera mes gages à 4,5oo livres par année par avance.

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