Henry. Op., cit. p. i5o
i3 — La Bouffonne.
Dessin calqué en 1766, alors qu’il appartenait au comte de Narbonne-Pellet. Ce calque, reproduit par M . Antoine Margry, a été noté à Paris par Lagrange, chez le fils de celui-ci. « Au tableau de la Bouffonne , dit-il, on voit une nymphe rieuse chevauchant toute nue sur un âne, un tambour de basque à la main ; des mascarons comiques s’accrochent à la voûte ; sur le fronton, des singes jouent avec des guirlandes de fleurs (1) ». Des satyres encadrent cette composition et servent de pilastres au fronton qui la couronne. Les minutes du notaire Gabriel Renoux, année 1670, font mention de cette décoration. Elles disent : « Le 10 novembre, adjudication en faveur de Louis et Joseph Veirier frères, maîtres sculpteurs du lieu de Trets, des travaux de sculpture, architecture et menuiserie du vaisseau nommé la Bouffonne , suivant le dessin qui a été fait par le sieur Puget (2) ». Une lettre de Matharel à Colbert propose d’appliquer aux ornements de ce navire un « vernis fort ressemblant à l’or » dont un des peintres de
l’arsenal connaissait l’usage’et qui aurait permis une considérable économie. N° 198 •du Catalogue de Lagrange.
(1) Lagrange. Op. cit. p. 148.
(2) Ginoux. Communication susdite, 1891.
! 4 — La Trompeuse.
Dessin également calqué en 1 766, alors qu’il appartenait au comte de Narbonne- Pellet. Lagrange, qui vit la reproduction de ce calque chez M. Pierre Margry, fournit sur sa composition des indications succinctes. Il dit : « Le tableau de la Trompeuse est •vide ; des mufles de sangliers remplacent les mascarons de la voûte de la Bouffonne. Au couronnement, entre les coquilles, apparaît un gros masque riant sous la peau de ■bête qui le recouvre (i) ». De chaque côté du tableau on voit un groupe de deux figures nues, dont le corps finit en queue de poisson et qui s’embrassent avec des mouvements ■d’une adorable perfidie. Une note empruntée aux minutes du notaire Gabriel Renoux, ^nnée 1670, nous révèle le nom du sculpteur à qui fut confié l’ouvrage. « Le 12 novembre, dit cette note, adjudication en faveur de Nicolas Levray, maître sculpteur de Tolon, des travaux d’architecture, sculpture et menuiserie du vaisseau nommé la Trompeuse , suivant le dessin que Puget en a dressé (2) ». Comme pour la Bouffonne , Matharel avait proposé que l’on employât pour les ornements de la Trompeuse le •« vernis fort ressemblant à l’or » dont un peintre de l’arsenal avait le secret. N° 197 •du Catalogue de Lagrange.
(1) Lagrange. Op. cit. p. 148.
(2) Ginoux. Communication susdite 189t.
i5 — Le Fougueux.
Les biographes de Puget ont omis de lui donner la décoration de ce vaisseau. Mais Ginoux, en communiquant au congrès des Sociétés des Beaux-Arts en 1891, les notes empruntées aux minutes du notaire Gabriel Renoux, a démontré qu’elle lui était due. La note qui concerne cet ouvrage est ainsi conçue : «Le 9 Mars 1671, adjudication en faveur de Guillaume et Raymond Gays père et fils et André Peillon, maîtres sculpteurs des travaux de sculpture, menuiserie et architecture à faire au vaisseau le Fougueux, conformément au modèle et devis qui en a été dressé par le sieur Puget, maître sculpteur entretenu de la marine (1) ».
(1) Ginoux. Communication susdite, 189t.
36 — Le Jolly.
Comme le Fougueux, ce vaisseau fut décoré suivant le projet de Puget. D'Infreville le donne à Colbert, le i3 août 1669, comme en voie d’exécution. Mais son premier nom ne lui fut sans doute pas laissé longtemps. Feu Margry a dit que le Jolly était en 1677 devenu le Henry.
17 — Le Henry.
La note suivante, empruntée aux minutes de Gabriel Renoux, année 167 1 , ne dément pas le renseignement fourni par Margry, mais elle démontre que Puget avait conçu le dessin d’un autre vaisseau également dénommé le Henry. « Le 10 septembre adjudication en faveur de Henry Charbonnier, maître sculpteur, résidant à Tolon, des travaux de sculpture, architecture et menuiserie du vaisseau le Henry conformément
au modèle dressé par le sieur Puget » (i). Le Henry suivant les états de la marine était de second rang, jaugeait 1400 tonneaux, portait 68 canons et tirait 19 pieds d’eau.
(1) Ginoux. Communication susdite 1891.
18 — Le Parfait.
On lit aux minutes du notaire Gabriel Renoux : « Le 16 Janvier 1672, adjudication en faveur de Denis Payen et Antoine Hérault, maîtres sculpteurs de Tolon, des travaux de sculpture, architecture et menuiserie à faire au vaisseau le Parfait conformément au modèle dressé par le sieur Puget » (1). Lagrange dit en parlant de Nicolas Levray : « Il sculpta, en 1645, le vaisseau la Reine , d’après les dessins de Puget. Le Parfait , construit à la même époque , sortait également de ses mains » (2). Il y aurait donc eu plusieurs vaisseaux intitulés le Parfait, à moins que Lagrange n’ait été trompé et sur la date de la construction de ce navire et sur le nom des sculpteurs qui en exécutèrent la décoration.
(1) Ginoux. Communication susdite 891.
(2) Lagrange. Op. cit. p. io5.
19 — Le Furieux.
La décoration de ce vaisseau fut de Puget. Une lettre d’Arnoul fils, du 3i mars 1676 (1), disant qu’il faut changer les galeries des côtés du Furieux , le démontre.
(1) Archives de l’Art français, i856, t. IV, p. 1294.
20 — Arrière du Soleil-Royal.
Cette décoration qu’Henry Lagrange et nous-même (1) avons prêté à Puget ne serait pas de lui, mais de Le Brun. L'archiviste toulonnais, qui le premier attribue l’ouvrage à l’artiste provençal, en avait donné une description détaillée (2"). Lagrange avait ajouté que des copies postérieures existaient, dont trois étaient au Musée de marine de Paris. Au cours de nos recherches aux Archives du Ministère de la marine, nous découvrîmes, en 189g, un dessin de l’arrière du Soleil-Royal provenant, ainsi que cela est prouvé par le cachet de la direction des constructions de Toulon, de l’arsenal de ce port (3). Ce dessin, au trait, répondait exactement à la description donnée par Henry. Sa provenance nous parut confirmer l’attribution au maître sculpteur en chef. Or, nous apprenons de M. Jean Guiffrey, conservateur au Musée du Louvre plus spécialement chargé des dessins, qu’une composition décorative analogue, également exécutée en vue du Soleil-Royal , se trouve dans un recueil de dessins mis au point par Bérain, sur des croquis de Le Brun. L'en-tête du volume, gravé, étant du temps, il n’est pas permis de croire à une erreur de classement. Nous devions à la vérité de rectifier ici notre assertion ancienne, celle d’Henry et enfin celle de Lagrange, qui note l’ouvrage au n° 195 de son Catalogue.
(1) Philippe Auquier. Les Grands Artistes, Pierre Puget. Paris, Laurens, igo3, p. 71.
(2) Henry. Op-. cit. p. 146-148.
(3) Archives du ministre de la marine. Recueil factice intitulé : Sculptures et plans de vaisseaux, XVII », XVII1°, XIXe siècles, ier vol., feuillet 1.
21 — Le Grand-Louis.
Mariette s’exprime ainsi dans son Abecedario : « J’ay un dessin du Grand-Louis , ce vaisseau fameux par sa grandeur et qui n’a jamais pu tenir la mer, qui est de 1676».
Et Lagrange dans son catalogue, n° 202, ajoute : « La correspondance des intendants de la marine et celle de Colbert donnent à penser que Mariette s’est trompé, et sur le nom du vaisseau, et sur ses qualités, et sur sa date ». En effet, il n’est pas fait mention du Grand-Louis dans les documents réservés aux archives de la marine et le Royal- Louis dont il pourrait être ici question n’était pas de Puget, mais de Lebrun.
22 — Le Dauphin-Royal.
Dans une lettre à Colbert, du 19 juin 1668, d’Infreville annonce au ministre qu’il fera entreprendre à Puget la décoration du Monarque et du Dauphin-Royal , dès son arrivée à l’Arsenal. 11 y revient encore dans une lettre du 10 juillet suivant (1). Mais une lettre de Colbert, écrite deux ans plus tard au successeur de d’Infreville, Matharel, démontre que Puget n’eut pas à décorer le Dauphin- Roy al ; elle dit : « L’intention du Roy est que le sieur Puget ayt la direction des ouvrages de sculpture qui se feront aux vaisseaux de Sa Majesté ; mais il faut que Rombaud et Turreau, qui travaillent à présent sur les desseins de M. Le Brun au Royal-Louis et au Dauphin-Royal , achèvent leurs ouvrages, et aussitost qu’ils auront finy, il faudra qu’ils travaillent sur les desseins du dit Puget, bien entendu qu’auparavant de mettre aucun à exécution il me les envoyera pour les faire voir au Roy » (2). Il n’est fait mention ici de ce navire et du précédent que pour dissiper toute incertitude au sujet de leur attribution inexacte à Puget.
(1) Archives de l’Art français , iro série, 1 855-56, tome 4, p. 243.
(2) Dépêches de la Marine, 1670. Tome II, p. 320, verso.
23 — Vaisseau inconnu.
On ne sait ce qu’est devenu ce dessin dont Lagrange (n° 20 r de son catalogue) signale un calque chez Pierre Margry et qu’il donne comme étant de plus petites dimensions que ceux de la Trompeuse , de la Bouffonne , du Sceptre et de l'Ile-de- France.
24 — Vaisseau de premier rang.
Ce dessin figurait à la vente Jules Boilly (19-20 mars 1869) au catalogue de laquelle il figurait avec cette mention au n° 208 : « Riche décoration de la poupe d’un vaisseau de premier rang. Au fond on voit un port de mer. Très beau dessin à la plume ». Lagrange, qui l’avait antérieurement catalogué, disait : « Croquis libre et large d’un vaisseau en mer, sans motifs précis : au verso, d’autres croquis de la même plume ». N° 192 de son Catalogue.
A la plume sur papier blanc.
25 — ' Vaisseau dans un port.
Ce dessin, qui est plus une fantaisie qu’un projet de décoration, n’en comporte pas moins un arrière qui a pu être utilisé par la marine. Cette poupe, placée comme si le vaisseau était à l’ancre près d’un quai, est fort riche. Une chaloupe qui l’accoste à tribord contient divers personnages. Plus loin, toujours à droite, on voit un chantier que bornent une muraille et une tour en ruines, chantier sur lequel se dresse la carcasse d’un vaisseau. Près de ce chantier une équipe d’ouvriers est en action, tandis que sur le quai même, au premier plan, trois portefaix demi nus rangent au long de larges dalles des canons superbes. L’arrière, motif principal de cette composition, est celui d’un vaisseau de premier rang. Henry, qui ne signale aucun des détails accessoires que
nous venons de donner, décrit (.) un château absolument semblable qu’il possède et qui lui fut donné par M. le marquis de Lagoy. Existait-il un deuxième dessin de cette poupe, ou le dessin appartenant à Henry est-il le même que celui dont il s’agit. Le silence gardé par l’écrivain toulonnais sur les mille détails extrêmement curieux semés par l’artiste dans sa composition nous fait pencher vers la première de ces hypothèses.
Musée des Beaux-Arts de Marseille, n° 256 de l'Inventaire des dessins. Donation, Emile Ricard, 1906.
A la plume sur vélin.
Haut-, 49 cent.; larg , 67 cent.
(1) Henry. Op. cit. p. 139-14'L
26 — Arrière de vaisseau.
Figura dans les collections Magnan de la Roquette et deLagoy,d’Aix, puisfutdonné par M. de Lagoy, le fils, ainsi que nous venons de le dire, à Henry, qui le légua à M. Senéquier, son ami et concitoyen. N° 194 du Catalogue de Lagrange.
A la plume sur vélin.
Haut., 5o cent.; larg., 62 cent.
27 — Marine.
Ce dessin était encore en 1864, à Marseille, chez M. Remoul. Il a été gravé. L’estampe porte : P. PUGET, INVEN1T. H. COUSSIN, SCU. N° 226 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine sur vélin.
Haut., 35 cent.; larg., 5i cent.
28 — Vaisseau dans un port.
Conçu dans le même esprit que le n° 25, ce dessin montre également un richearrière, quelques monuments plus ou moins ruinés et divers personnages. A gauche, au pied d’un obélisque tronqué, différents débris d'architecture, parmi lesquels uu chapiteau, sont groupés sur le premier plan, tandis que, dans le lointain, deux tours carrées, au sommet crénelé, animent la perspective. Une sorte de bassin est au centre de la composition, et c’est dans ses eaux qu’est amarré le navire désarmé dont on voit la poupe. A droite, un navire plus petit également désarmé. Enfin, sur le chantier, au bord de l'eau, un troisième navire en construction vers lequel une escouade d’ouvriers s’empresse. Dans ce dessin, la façade du vaisseau principal ne comporte guère, semblet-il, de décoration que pour la partie dissimulant la grand’chambre et pour le sommet du tableau, mais ici la sculpture est particulièrement abondante. Un groupe en ronde bosse, surmontant le couronnement, soutient l’unique fanal du vaisseau. Ce fanal est porté par une figure d’enfant que deux centaures élèvent de leurs bras puissants vers le ciel. Au-dessous, un vaste bas-relief encadré à bâbord et à tribord par un mascaron à longue barbe formant pilastre, nous montre cinq personnages plus grands que nature,, drapés à l’antique et causant. Enfin, plus bas encore, s’ouvrent les deux portes donnant sur l’unique balcon ménagé à l’arrière, balcon bordé d’une balustrade en saillie au centre de laquelle est un monumental écusson. A gauche et à droite du gouvernail,, deux sabords sont ouverts et de l'un de ceux-ci sort le câble qui semble rattacher le navire au rivage. Une chaloupe est comme ensablée en cet endroit ; un matelot qui la monte et un mousse appuyé contre elle, unissent leurs efforts pour la déplacer. Cette composition très vivante et dessinée largement a été, comme la précédente, gravée au xviii* siècle. L’estampe porte au bas la mention : P. PUGET, IN. H: COUSSIN, SCULP . On lit dans la marge : Dédié à Monseigneur le président de Gneidan, d’après
l’original du célèbre Puget, conservé dans le cabinet de M. l'Administrateur général , son fils, par son très humble et très obéissant serviteur H. Coussin. Ce qui nous apprend où était alors le dessin. Retrouvé il y a quelques années par M. Emile Ricard, cet ouvrage fut prêté par le collectionneur marseillais aux organisateurs de l'Exposition de dessins anciens qui eut lieu en décembre-janvier 1877-1878, au Cercle Artistique, à Marseille (n° 124). Des cambrioleurs, qui s’introduisirent il y a une dizaine d’années chez M. Ricard et mirent sa collection au pillage, volèrent, avec d’autres objets, ce dessin, dont la trace n’a pas été retrouvée depuis. N° 227 du Catalogue de Lagrange.
29 — Un port de mer.
Cet ouvrage, à la plume sur vélin, paraît, si l’on s’en tient à la description qui en a été publiée, se confondre avec le numéro précédent, dont il n'est malheureusement pas possible de relever les dimensions. Il figurait, en 1810, sous le n° 474 sur le catalogue de la vente de Silvestre. Il y était ainsi décrit : « Un port de mer où un matelot dans une barque soulève le câble d’un vaisseau de haut bord ; plus loin à droite, trois bâtiments; un est en construction ; du côté opposé, à peu de distance de la plage, une pyramide et des monuments en ruine. Haut., 10 p. (27 cent.); larg., i3 p. 6 1ig., (36 cent. 4 mill ) » A la vente, ce dessin fut adjugé 18 livres.
3o — Étude de la poupe d’un vaisseau.
Vente Mariette, 1775, n° i338. Adjugé 9 livres 1 sol avec le numéro suivant. N° 243 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine.
3i — Un grand sujet allégorique pour un ouvrage maritime.
Même vente. Même numéro que le précédent (. 1 338). N° 242 du Catalogue de Lagrange. « On y voit, disait le catalogue, le piédestal d’une grande colonne et diverses figures » .
A la pierre noire.
32 — Vaisseau en mer.
Le navire, naviguant sur une mer calme par une bonne brise, a toute sa voilure déployée. 11 s’offre de trois quarts, montrant son avant et toute son artillerie de bâbord. Une pièce de sa batterie inférieure, voisine de l’arrière, vient de tirer et un nuage de fumée s’en échappe. Sur le pont, vers l’avant, on aperçoit un groupe de matelots et sur l’arrière, au-dessous des fanaux du couronnement, deux officiers. Une chaloupe, dont les voiles sont gonflées par la brise, suit le vaisseau. Au premier plan à droite, émergent quelques rochers et la pointe d’une barque de laquelle un homme demi-nu semble tirer un ballot portant la dédicace suivante en guise d’inscription : A Monsieur de Magny , comie des classes , et plus bas les majuscules N. M.
Au dos du carton qui fixe le dessin dans sa bordure primitive, on lit la note manuscrite suivante, qui paraît être de l’écriture de l’artiste lui-même : i6g3. Original de Puget pour son Compaire Magny, luy en Jesant un présent de tout son cœur. Ce dessin, demeuré jusqu’à nos jours dans la famille de Nicolas de Magny, appartient aujourd’hui à l’un de ses descendants, M. Dumon, juge au tribunal civil de Marseille.
A la plume et lavé d’encre de Chine sur vélin.
Haut., 25 cent.; larg. 19 cent.
— * Vaisseau en mer.
Composition identique, mais sans la dédicace. Signé dans l’angle à droite : PUGET. On remarque dans la marge un timbre formé semble-t-il des lettres D. L. et N. entrelacées, marque évidemment de l’un des amateurs qui eurent la propriété de ce dessin.
Musée des Beaux-Arts de Marseille, n° 279 de Y Inventaire des dessins. Donation Emile Ricard.
A la plume et lavé d’encre de Chine.
Haut., 23 cent. 5; larg., 18 cent.
34 — Marine.
Un beau vaisseau en mer et une chaloupe; sur le devant, un homme qui prend un ballot. Dessin à la plume sur vélin. Vente Dargenville, 1779, n° 356. Adjugé 1 36 livres 1 sol. Sansdoutele dessin retrouvé par M. Emile Ricard et catalogué cidessus. N° 249 du Catalogue de Lagrange.
35 — Une Marine, avec Vaisseau de 40 canons et une barque à voile.
Sur le devant un matelot tire un ballot d’une chaloupe; dessin précieux lavé à l’encre sur vélin. Vente Charles Leoffroy de Saint-Yves, i8o5, n°83. Adjugé 60 francs. Se confond très probablement avec les deux numéros précédents.
36 — * Marseille vue de la rade.
De la côte, au premier plan, qu’animent des portefaix et un personnage en costume antique, on aperçoit la ville dans le lointain. La fine silhouette des deux collines de Notre-Dame de la Garde et du Roucas Blanc ferme, vers la gauche, l’horizon. La butte des Moulins, le clocher des Accoules et toute la partie de la vieille cité étagée face à la mer sont figurés avec une extraordinaire précision. Dans la rade, deux galères dont on distingue l’équipage en mouvement voguent l’une vers l’autre. La plus proche a ses voiles à demi repliées et, à sa proue, sur les rambades (1) sont groupés cinq personnages, dessinés, comme tout le reste de la composition, avec la plus grande minutie. A droite, dans le fond du dessin, on voit une escadre et plus près, dans les eaux de la galère principale, une chaloupe avec sa voilure dehors. Dans le ciel court une banderolle avec cette inscription : «A Mon... Monsieur Bontam (2) par son très obéisant (sic) serviteur Puget ». Ce dessin fût prêté par feu M. Charles Magne, collectionneur marseillais, aux organisateurs de l 'Exposition de dessins anciens qui eut lieu en décembrejanvier 1877-1878, au Cercle artistique, à Marseille (n° 121). Il appartient depuis 1898 au Musée des Beaux-Arts de cette ville, auquel M. Magne en a alors généreusement fait don. N° 109 de V Inventaire des dessins.
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 36 cent., 5; larg., 5i cent.
(1) . Rambades, espèce de planchers de six pans de hauteur (1 m. 5o), sur lequel se plaçaient, à 1 avant, au moment du combat et commandés par le second, les soldats désignés pour l’abordage. Auguste Laforet. Étude sur la marine des galères, p. 3g.
(2) . Bontemps, chambellan favori de Louis XIV.
37 — Marseille vue de la Rade.
Composition identique, avec la banderolle, mais sans la dédicace. Les mesures données ci-dessus ne sont pas strictes, le dessin ayant été mesuré encadré.
Musée des Beaux-Arts de Marseille, n° 257 de l 'Inventaire des dessins. Donation Emile Ricard, 1906.
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin.
38 — * Vue d’un port.
A gauche, au premier plan, s’offre la façade d’un palais au-dessus duquel est figuré un embarcadère encadré d’une balustrade de pierre surmontée de deux trophées d'armes monumentaux. Sur le socle du trophée le plus apparent est gravée l’inscription •S. P. Q. R. divi Cœ\aris. Sur une marche, à l’angle de la balustrade et face à la mer, un homme est assis qui, de sa main posée sur le genou droit, tient négligeamment l’une de ses jambes repliée. Bornant la composition, une colonnade à terrasse se dresse, au pied de laquelle se voit en raccourci un vaisseau désarmé et, plus à droite, une galère visible de bout en bout par tribord. La galère a ses rames levées et on distingue son équipage. Une chaloupe naviguant à la voile vers le premier plan et la silhouette d’un vaisseau qui passe au loin complètent cette composition où l’artiste a donné une grande place à l’architecture.
Musée du Louvre, n° 32,597 de l 'Inventaire des dessins.
A la plume lavé d’encre de Chine.
Haut., 3i cent. 5; larg., 6 cent. i5.
39 — Deux Vaisseaux dans un bassin fermé au fond par une
colonnade à terrasse.
Composition identique au numéro précédent. Musée Fabre, à Montpellier. N° 398 de Y Inventaire des dessins.
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur papier.
Haut., 28 cent.; larg., 54 cent.
40 — ‘Tempête.
Ballottés par une mer en fureur, plusieurs vaisseaux luttent désespérément contre la tempête. Deux d’entre eux surtout sont figurés avec une rare intensité dramatique, l’un qui porte sur son arrière l’image de la Vierge Marie et qu’une énorme lame semble lancer vers le ciel, l’autre à moitié caché par les rochers sur lesquels il est venu se briser et qui va sombrer. Les vagues ont rejeté sur le rivage un cadavre. Au haut de la falaisej à droite, se profile une tour en ruines. L’inventaire du Louvre donne ce dessin comme ayant appartenu à la Collection Mariette. En ce cas, il doit se confondre avec le n° suivant.
Musée du Louvre, n° 32,592 de Y Inventaire des dessins.
A la plume lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 36 cent. 5; larg., 55 cent. 2.
41 — Une grande Tempête sur la mer.
Sujet en travers, où se voient plusieurs vaisseaux battus par les vents et venant se briser contre des rochers. Vente Mariette, 1775, n° 1 ,333. Adjugé 5o livres. N° 236 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et à l’encre de Chine.
42 — Tempête.
Cette composition, identique à celle du Louvre, est conservée sous le n° 47 à la Bibliothèque de la Faculté de Médecine, à Montpellier, dans la Collection Atger. N” 210 du Catalogue de Lagrange.
Signé: P. PL GET, IN. i65a.
A la plume lavé de sépia et d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 3i cent.; larg., 6r cent.
43 — Une Tempête sur mer.
Vente de Jullienne, n° 756. Adjugé 5o livres, 2 sols, avec le numéro suivant.
A la plume, sur vélin.
Haut., 10 pouces, 6 lignes; larg., 19 pouces, 5 lignes.
44 — Un Calme sur mer.
Même vente, même numéro que le précédent, y5 6.
A la plume sur vélin.
45 — ‘Vaisseau en mer.
A l’angle, au bas à droite avec l’écusson et les armes parlantes. Musée du Louvre, n° 32,596 de l'Inventaire des dessins qui dit : « Acquis par décision du 10 avril 1845 à la vente Robert Duménil , 33 francs. » Une inscription tracée au-dessous du dessin dit : « Ex-Collection P. -J. Mariette. »
Signé: PUGET.
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 28 cent.; larg., 45 cent.
46 — Vaisseau en mer.
Lagrange, en 1864, disait: « Le Musée de marine expose et catalogue sous le nom de Puget, n° 791 (son Catalogue dit plus tard, par erreur, n° 179), un- autre dessin de vaisseau qui certainement n’est pas de lui. La froideur de l’invention, la maigreur allongée des formes, le procédé de lavis à teintes plates, ces trois caractères antipathiques au génie de Puget auraient dû rendre la confusion impossible. Je le croirais de ce Tureau ou Taureau, que Girardon amena de Paris, et peut-être même de son fils Toro, dont les dessins, conservés à Toulon, présentent des caractères identiques » (1). Ce dessin daté de i65o a été reproduit par l’amiral Paris dans son ouvrage sur la Marine française avec l’attribution à Puget. Avec Lagrange nous estimons celle-ci plus que hasardée.
(1) Lagrange. Op. cit. , p. 144.
47 — Représentation de trois Vaisseaux avec les marques
de leurs dignités.
Ce dessin, à moins que Puget n’ait répété son ouvrage, doit se confondre avec le n° suivant.
Musée du Louvre, n° 32,594 de l 'Inventaire des dessins. N° 204 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 42 cent. 5.; larg., 65 cent. 7.
48 — Une belle Marine.
Trois grands vaisseaux de guerre avec les marques de leurs dignités, ornés de diverses figures et quelques chaloupes. Vente Mariette, 1775, n° 1 33 5. Le catalogue de la vente ajoute : « C’est un des plus beaux dessins qui soient sortis de la main de cet habile artiste.» Adjugé 1,700 livres avec le numéro suivant. N° 239 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine.
49 — Une Vue du port de Toulon.
Sur le devant on voit un grand vaisseau et deux galères remplies de figures.
Même vente, n° 1 ,336. N° 240 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine.
50 — * Aspect de Toulon du côté de la grande rade.
Conçu dans le même esprit que les nos 36 et 37, ce dessin a été de même exécuté d’une plume extraordinairement déliée. Les détails du paysage autant que les mouvements des personnages qui l’animent y sont rendus avec une précision surprenante. Dans la rade on voit trois galères. Deux naviguent, tandis que la troisième, amarrée au rivage, nous montre très distinctement sa poupe ornée avec autant d’élégance que de richesse. Au premier plan, sur la côte, on voit, au pied d’un rocher, deux portefaix, et plusloin, deux autres personnages. L’un de ces derniers est drapé dans les plis d’un ample manteau. Une embarcation, sur laquelle s’appuient des pièces de bois formant passerelle, relie à la terre la galère au repos. Enfin à droite s’avance une chaloupe pleine de rameurs. Toulon, dont on aperçoit les remparts, les toitures et les clochers, est au centre de la composition. Une banderolle dessinée sur le ciel, à laquelle sont nouées les armes de la ville, soutenues par un génie ailé, porte les mots : « Aspect de Tollon du côté de la grande rade. »
Musée du Louvre, n° 32,5 g3 de l’ Inventaire des dessins. N° 206 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 43 cent 5; larg., 66 cent.
51 — 'Galères sortant du port de Marseille.
Musée du Louvre, n° 32,591 de l'Inventaire des dessins. N° 207 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 27 cent. 3; larg., 47 cent. 3.
52 — Vue d’une Galère et de deux Vaisseaux sur une mer
calme.
Musée du Louvre, n° 32,5g5 de l 'Inventaire des dessins. N° 208 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine sur vélin.
Haut., 17 cent. 1 ; larg., 29 cent. 8.
53 — Abord du port de Toulon.
Sur le devant, des ouvriers font des réclamations au chef qui les consigne sur un registre. La Notice des dessins , peintures, etc., exposés au musée Napoléon dans la
galerie Napoléon (Paris Dnbray 1811) à laquelle nous empruntons cette courte description la publie sous le n° 628. Cependant ce dessin n’est pas au nombre de ceux qui sont aujourd’hui au Musée du Louvre et la conservation ne peut, à l’heure actuelle, fournir à son sujet aucun renseignement.
A la plume et lavé d’encre de Chine.
54 — Dessin inconnu.
Lagrange, note, avec cette désignation, le n» 209 de son catalogue et il ajoute : . Musée du Louvre, indiqué par l’inventaire Morel d’Arleux, n» 9864 ». Il est vraisemblablement question ici du dessin que nous venons de signaler ci-dessus, dessin qui avait déjà disparu quand Lagrange fit ses recherches au Louvre.
55 — Deux Vaisseaux de haut bord au mouillage.
Les deux navires flottent sur une mer calme et se présentent l’un et l’autre par tribord. Mais le plus rapproché est presque de trois quarts et l’on distingue parfaitement les détails de son avant. Plusieurs matelots sont dans la mâture et paraissent occupés à carguer les voiles. Dans le lointain, à droite, on aperçoit une barque dont la voilure est gonflée par la brise. Ce dessin, d’un faire minutieux, témoigne de l’admirable conscience de son auteur. Il n’est pas un cordage, pas un agrès, que Puget ait oublié et l’équipage à la manœuvre est montré de façon si naturelle qu’on croirait voir non pas une œuvre d'imagination, mais de la vie. Longtemps propriété de M. Philippe de Chennevières, cet ouvrage a figuré à la vente de la collection de l’ancien directeur des Beaux-Arts, en avril 1900, sous le n" 426. Il fut adjugé q35 fr. N» »i3 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine sur vélin.
Haut. 36 cent, i ; larg., 47 cent. 8.
56 — ‘Galère et Vaisseaux dans un port.
A droite, deux vaisseaux s’offrent aux regards par l’arrière ; l’un désarmé, l’autre faisant flotter au vent son pavillon de poupe ainsi que sa voilure toute dehors. La poupe du vaisseau désarmé très ornée montre, au tableau, un cavalier vêtu à la romaine se lançant au combat, et, formant couronnement, un triton qui s’appuie de la main à droite et à gauche sur la croupe d’un lion. D’autres tritons soutenant le fronton et encadrant le tableau tiennent lieu de pilastres tandis qu’au-dessous d’eux se cabrent des chevaux marins. Le balcon à riche balustrade et qui porte la signature de l’auteur P. PUGET INVENTOR appuie sur un écusson. L’arrière du vaisseau voisin est décoré au tableau de deux lions portant un écu avec les armes parlantes de Puget : deux coquilles séparées par un compas. Ces armes parlantes, on les retrouve encore au bas du dessin, posées sur un cartouche et encadrées des initiales du maître. A gauche, une Galère passant auprès d’un palais antique surmonté de jardins complète la composition. Ce dessin a été, par l’un des amateurs qui l’a possédé, timbré des initiales E. H. accompagnées du n° 159. Il a d’autre part fait partie des collections Ch. Giraud, d’Aix, et Philippe de Chennevières et fut prêté par ce dernier à l 'Exposition des dessins de décoration des maîtres anciens organisée à Paris par l’Union des Arts décoratifs en i88o(n° 3qo). Passé à la vente de Chennevières, en avril 1900, sous le n° 424, ce dessin fut adjugé 445 fr. N° 214 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé sur vélin.
Haut., 24 cent. 2 ; larg., 40.
57 — * Galère près d'un quai.
Lagrange, qui catalogue ce dessin (n° 21 5), dit : « l'a galère et le portefaix sont de Stefano Délia Bella. Puget a ajouté le fond qui représente la colline de Notre-Damede-la-Garde à Marseille ». Nous ne partageons pas cette façon de voir. Pour nous le dessin est de Puget et de Puget seul. En effet, non seulement le fond de paysage est dans la manière du maître mais encore la galère qui nous est montrée par tribord en raccourci est traitée avec la même franchise, la même sûreté que les autres galères déjà décrites. Un reproche, il est vrai, peut être fait à ce dessin : il est pauvre d’invention et un peu vide, ce qui a pu permettre à Lagrange de le prêter à un autre qu’au verveux et toujours surabondant Puget. Mais le portefaix, et jusqu’au ballot qu’il porte, sont bien du maître provençal. Ce dessin a fait partie des collections Ch. Giraud et de Chennevières. Passé à la vente de cette dernière, en avril 1900, sous le n° 428, il a été adjugé 5 10 fr.
A la plume sur vélin.
Haut., 32 cent. 7; larg., 60 cent. 5.
58 — Un Port.
La mer qui vient baigner les murailles d’une ville, est bordée à gauche dé' monuments antiques au nombre desquels se dressent, en forme d’arc de triomphe, le portique d’un palais et sur un socle surélevé de trois marches, un obélisque couvert d’hyérogliphes. Une colonne tronquée, une large dalle, sont au premier plan et, près de ces débris, assis sur le sable, deux personnages demi-nus, devisent en regardant plusieurs vaisseaux mouillés à quelques brasses. Ces vaisseaux, groupés à droite, équilibrent la composition. L’un d’eux, dont l’arrière est visible, porte au tableau une figure biblique, sans doute celle d’un apôtre ou d’un saint. Comme le n° 56, ce dessin est timbré au bas des initiales E. H. et il porte le n° 353. Près de cette marque, on lit, d’une écriture ancienne, le nom de Puget. Passé dans les collections Charles Giraud et Philippe de Chennevières, cet ouvrage a été adjugé à la vente de cette dernière, où il figurait sous le n° 425, 455 francs. N° 216 du Catalogue de Lagrange.
A la plume sur vélin.
5g — Vaisseaux dans une rade.
A gauche, bâtie contre le rocher, une muraille circulaire au-dessus de laquelle s’élève une tour. En mer, divers bâtiments. Au centre de la composition, deux vaisseaux en raccourci, l’un vu par l’arrière, l’autre par l’avant. Une petite embarcation accoste à tribord ce dernier, qui est au mouillage. La poupe de l’autre vaisseau est très ornée, mais le ton enfumé du vélin, qui a quelque peu souffert, empêche de distinguer les détails de la décoration. Ce dessin fut acheté en 1 863 à la vente Morel, où il figurait sous le n° i3., par M. Philippe de Chennevières et vendu avec la collection des dessins de ce dernier, en avril 1900, n° 429. On l’adjugea 450 francs. N° 218 du Catalogue de Lagrange.
A la plume sur vélin.
Haut., 25 cent., 4 ; larg., 28 cent., 8.
60 — Combat naval.
Sur une mer tranquille, une galère est aux prises avec un navire de guerre. La galère, les rames levées, couverte de la fumée des coups de feu tirés par les hommes qui la montent, est venue se coller au flanc du vaisseau ennemi et les soldats groupés sur les rambades vont sans doute tenter l’abordage. Plus loin, à gauche, un autre
vaisseau s'aperçoit. Au premier plan, sur l’eau, s’élève un petit nuage de vapeur provoqué par la chute de quelque boulet égaré. Ce dessin, qui appartenait en ,86. au docteur Goyrand, d’Aix, fut prêté par lui, ainsi que le numéro suivant, à V Exposition des Beaux-Arts organisée alors à Marseille à l’occasion du concours régional (n- 1487). Il est passé par voie de succession entre les mains de veuve Silbert, d’Aix, qui le possède à l’heure actuelle. N° 221 du Catalogue de Lagrange.
A Ta plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin. ^ 35 ^ . Urg ^ ^
61 — Vaisseaux se saluant.
Dans les mêmes eaux, naviguent deux bâtiments dirigés en sens contraire. Celui que l’on voit par tribord vient de tirer le canon -pour saluer sa rencontre et de sa batterie, un épais nuage de fumée s’élève. Les voiles sont gonflées d’une bonne brise et il doit filer avec rapidité. L’autre navire, au contraire, est quelque peu gêné par le vent. Ses bouteilles sont ornées de chimères à têtes de femmes, adossées au balcon, mais le tableau sous le fronton est demeuré vide. Une chaloupe montée par cinq rameurs et un officier vient de contourner l’arrière et s’en éloigne faisant flouer son pavillon au ras de l’eau. Comme le précédent, ce dessin appartenait au docteur Goyrand et fut prêté par lui en 1861, à l’Exposition des Beaux-Arts de Marseille (n» 1488). Le Catalogue de Lagrange (n° 222) le donne par erreur comme un Combat naval. Il est passé, par voie de succession également, entre les mains de M. le docteur Bertrand, maire d’Aix.
A la plume et lavé, sur vélin.
62 — Vaisseau en mer.
Appartenait en 1801 à M. Paul Autran, de Marseille, qui le fit figurer cette même anne'e, sous le n° 1442, à V Exposition des Beaux-Arts organisée en cette ville. N° 223 du Catalogue de Lagrange.
A la plume, lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 32 cent.; larg., 41 cent.
63 — Vaisseau désarmé.
Dans une baie bordée de hauts rochers au point culminant desquels est un phare, un vaisseau désarmé est à l’ancre. Il se présente par la proue, ornée de trois mascarons, et par la face de bâbord. A l’arrière flotte un ample pavillon. Sur le pont sont plusieurs personnages. Une forte barque amarrée au vaisseau est balançée derrière lui par les lames. Ce dessin fut donné par feu M. Charles Ginoux au Musée des Beaux-Arts de Toulon, non pas en 1837, comme une erreur du Catalogue de ce Musée le porte à croire (n° 319), mais en 1867. N° 224 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 21 cent.; larg. 33 cent.
64 — Galère tirant le canon.
De la galère qui fait force de rames et qui s’avance vers deux vaisseaux, un nuage de fumée s’élève à l’avant. On voit sur les rambades plusieurs soldats prêts à l’action. Les navires ont aussi tiré le canon et la fumée les voile en partie. Ils font face à la galère et ont leur voilure dehors. A droite, pour équilibrer sa composition, Puget a fait apparaître l’extrémité avant d’une deuxième galère.
Musée des Beaux-Arts de Toulon, n° 3 20 du Catalogue. Donné comme le précédent et à la même époque par M. Charles Ginoux. N° 225 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 19 cent. ; larg., 33 cent.
65 — Vaisseau en mer.
Un vaisseau, toutes voiles déployées, s’avance sur une mer légèrement agitée. Sa proue est décorée d’un écusson portant les trois fleurs de lis et de deux têtes de guerriers casqués à la romaine. Au premier plan, un tonneau bairotté par les lames. Dans le lointain, un petit bâtiment à gauche, et, à droite, une barque offrant à la brise sa double voile latine. Cet ouvrage, de la Collection Basan, a passé à la vente de ce cabinet en l’an VI, sous le n° 121, et il fut adjugé 92 (livres?). Il a été gravé. Le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale possède de cette reproduction un exemplaire avec, au-dessous du dessin, les mots Ex Collect0 Basan. N° 228 du Catalogue de Lagrange.
A la plume, sur vélin.
66 — ‘Un Phare près San Remo.
A gauche, la haute mer ; à droite, au fond de la baie, le village dont le clocher et les quelques maisons s’aperçoivent. Plus près, le promontoire entouré de roches aiguës, au sommet duquel se profile la tour du phare et les constructions du sémaphore. Et sur ce fond, baigné par une mer calme, un groupe de personnages réunis au bord de l’eau. En des attitudes nonchalantes de lazzarone, un homme et une femme, couchés plutôt qu’assis sur la roche, contemplent le calme tableau que leur livre la fin du jour. La pose de l'homme est la même que celle de YHercule Gaulois. Près d’eux, un enfant, derrière eux, un adolescent étendu sur le dos, les bras repliés sous la tête, et, faisant partie du même groupe, deux personnages encore; également au premier plan, un homme tenant un bâton et un pêcheur vu à mi-corps. Enfin, à droite, la pointe d’une barque émergeant du tertre et, sous la tente de celle-ci disposée pour la nuit prochaine, deux autres pêcheurs assis et devisant.
Musée des Beaux-Arts de Marseille, n° 258 de l’ Inventaire des dessins. Donation Emile Ricard, 1906.'
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 36 cent.; larg., 5i cent.
67 — ‘Vaisseau tirant le canon.
Vu en raccourci par bâbord, le vaisseau montre son arrière orné au tableau d’un grand bas-relief où se modèle une figure de femme en costume du temps, assise sur un char traîné par des lions. Une galère, dont on aperçoit l’avant chargé de soldats, se rapproche du navire et des flocons de fumée flottant vers la gauche, au ras de l’eau, montrent qu’il s’agit ici, non d’un simple salut, mais bien d’un combat. La limite du dessin, à gauche, coupe en deux la coque d’un autre navire. Comme toujours, Puget a voulu donner le plus de vie possible à sa composition et sur le rivage qu’il a tracé au premier plan, il a dessiné deux personnages et près d’eux un chien et un cheval. L’un des personnages donne les signes du plus grand émoi, l’autre, au contraire, indolemment couché, paraît persuadé qu’il ne s’agit que d’un simulacre. Ce dessin et le suivant sont longtemps restés dans la famille de Tressemanes.
Musée des Beaux-Arts de Marseille, n° 255 de Y Inventaire des dessins. Donation Emile Ricard, 1906.
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 41 cent.; larg., 64 cent., 5.
68 — ‘Vaisseau contre une colonnade en ruines.
La colonnade, entourée d’un quai, a ses fondations dans la mer et s’élève devant un mur d’enceinte au sommet duquel deux pièces de canon sont en batterie. Derrière
elle s’érige la silhouette d’un monument paraissant relever de l’art égyptien. Devant elle un peu vers la gauche, se voit sous le rempart, contre les rochers, une barque montée par deux hommes. Enfin, Je vaisseau qui occupe le centre de la composition, est tracé à sa droite et accompagné de deux autres navires.
Musée des Beaux-Arts de Marseille, n° 25g de V Inventaire des dessins. Donation Emile Ricard, 1906.
A la plume et lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 41 cent., 5 ; larg., 64 cent., 5.
69 — Combat naval.
Dans une composition très animée, Puget montre deux escadres aux prises et, sur le premier plan, une foule de personnages en action. Plusieurs chaloupes pleines de matelots sillonnent la mer et, sur la grève, on voit, à droite, tout un groupe de rameurs demi-nus, tirant une embarcation de l’eau, tandis qu’à gauche, s’abritant derrière un rocher, nombre d’autres personnages suivent les péripéties de la lutte.
Appartient à M. Elie Aillaud, de Nîmes. ^
A la plume, lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 28 cent.; larg., 5i cent.
70 — Vue d’un port.
On y voit, entre autres détails, un homme qui charge des ballots sur une charrette et un vaisseau en construction. Vente Coincy, 1812, n° 37 du Catalogue. Adjugé 41 francs. Ce dessin, s’il n’a pas été répété, doit se confondre avec le suivant.
A la plume et lavé d’encre de Chine.
71 — Vue d’un chantier et d’un abreuvoir.
Au milieu, un vaisseau en construction ; sur le devant, deux hommes chargent des * ballots sur une charrette ; dans le fond, à droite, deux tours dont une carrée. N° 2,784 du Catalogue de la Collection Paignon-Dijonval, publié en 1810. N° 255 du Catalogue de Lagrange.
A la plume, lavé d’encre de Chine, sur vélin.
Haut., 10 pouces (27 cent.); larg., 19 pouces (5i cent. 3).
72 — Marine.
On y remarque des galères saluant un fort. Vente Denon, 1826, n° 798. Ce dessin a été lithographié par Denon, pour un ouvrage qu’il se proposait de publier.
A la plume et lavé d’encre de Chine.
73 — Marine et Galère royale.
Vente Pujol, de Toulouse, 1864, n° 1 16 du Catalogue. Vélin.
74 — Galère en rade.
Vue d’une galère sur le devant d’une ville et d’un port dans le lointain et d’un château sur une montagne. Vente Huguier, 1772, n° 3o6 du Catalogue.
A la plume et lavé d’encre de Chine.
75 — 'Motif pour le vaisseau l’Argos.
Vente Guichardot, 1875, n° 208 du Catalogue, qui dit: « A droite, une description du navire et les noms des héros grecs qui composaient l’expédition pour la conquête de la Toison d’Or. Cette inscription est écrite de la main du maître. » Adjugé 5r francs.
Musée des Beaux-Arts de Marseille, n° 260 de l’ Inventaire des dessins. Donation Émile Ricard.
A la plume et lavé de bistre.
Haut., 26 cent.; larg., 40 cent., 5.
76 — Vaisseaux près d’un chantier.
Ce dessin, sous lequel on a tracé ces mots: « Vue ébauchée de la rade de Toulon, par Paul Puget sculpteur, etc. », montre à gauche la coque d’un vaisseau en construction devant laquelle une équipe de porte-faix rangent des canons. Des barils, des pierres, des boulets et une ancre animent ce coin de quai. Deux embarcations sont mouillées, tout contre, et un peu plus loin s’aperçoit un arrière de vaisseau dont les détails ne sont dessinés que jusqu’à la voûte. Toute la partie de la composition que nous venons de décrire, après avoir été tracée à la mine de plomb, a été reprise et corrigée à la plume. L’autre moitié de la feuille, celle de droite, où l’artiste se proposait de figurer la mer, est demeurée blanche, sauf en un point où se distingue la silhouette d’un vaisseau tracée au crayon et que la plume n’a pas encore accusée.
Musée des Beaux-Arts de Marseille, n° 252 de l 'Inventaire des dessins. Donation Emile Ricard.
Mine de plomb et plume.
Haut., 26 cent, ; larg., 3g cent. 5.
77 — Vaisseau en mer.
Musée Fabre, de Montpellier.
A la plume.
78 — Vaisseaux de haut bord.
Vente Lempereur 1773, n° 700 du Catalogue, qui dit : « Un beau dessin où l’on voit deux vaisseaux richement décorés. N° 232 du Catalogue de Lagrange ».
A la plume et lavé d'encre de Chine, sur vélin.
79 — G-alère en mer.
Vente Lempereur, 1773, n° 701 du Catalogue, qui dit : « Une galère parfaitement dessinée ». N° 233 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine.
80 — Marine.
Même vente, n° 702.
A l’encre de Chine, sur vélin.
81 — Marine.
Autre dessin de la même vente, portant au Catalogue le même numéro que le précédent. Le Catalogue de Lagrange les note tous deux sous le n° 235.
A l’encre de Chine, sur vélin.
82 — Une Vue de mer.
On y voit un grand vaisseau de 48 pièces de canon et 4 mâts, voiles déployées. Vente Mariette, 1775, n° 1 334 Catalogue. Adjugé 141 livres avec le numéro suivant. N° 237 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et à l’encre de Chine.
83 — Une Vue de mer.
On y voit une galère remplie de rameurs. Même vente, même numéro que le précédent. N° 238 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et à l’encre de Chine.
84 — Une Vue de mer.
Un grand vaisseau à trois mâts dont les voiles sont à demi déployées; un autre vaisseau se voit plus loin, et sur le devant, une chaloupe dans laquelle sont des matelots. Même vente, n° 1337. Adjugé 49 livres. N° 241 du Catalogue de Lagrange.
A la plume et lavé d’encre de Chine.
85 — Vaisseaux en mer.
Vente du comte de Vence, 1760, n° 181 du Catalogue, qui dit : « Trois grands dessins de Pierre Puget représentant des vaisseaux en mer. Us sont faits à la plume et à l’encre, sur du vélin ».
86 — Vaisseaux en mer.
Même vente. Même numéro.
87 — Vaisseaux en mer.
Même vente. Même numéro. Ces trois dessins furent vendus i3 livres 10 sols. N° 229 du Catalogue de Lagrange.
88 — Marine.
Vente Cailleux, 1769, n° 1 5 3 du Catalogue. Adjugé 5i livres 10 sols avec le numéro suivant. N° 23 1 du Catalogue de Lagrange.
A la plume sur vélin.
Haut., i3 pouces (*5 cent. 1); larg., 18 pouces (48 cent. 6).
89 — Marine.
Même vente, même numéro que le précédent. Même numéro du Catalogue de Lagrange.
A la plume sur vélin.
Mômes dimensions.