PI F. R HE QUI RQIJLR
sonore qu’en dépit du soin que pril la dame de prononcer sans faire entendre le timbre de sa voix, il me fut impossible de perdre un mot du dialogue que je vais essayer de vous dire mot pour mot :
— On vous a ouvert la porte sans vous faire at-
tondre, n’est-ce pas, monsieur Bellamare?
— Et sans m’interroger, oui, madame, en me recommandant de ne pas faire de bruit.
— Oui, à cause de la maison voisine, le n° 23, qui est habité en ce moment.
— Je le sais. Deux de mes artistes y sont descendus.
— Deux ? Ah ! mon Dieu ! qui ?
— Je présume que vous ne les connaissez ni l’un ni l’autre ?
— Je les connais tous. J’ai suivi vos représentations à Orléans et à Beaugency. Est-ce que...
M. Léon?...
— Oui, madame, Léon et Laurence .
— Quel singulier hasard ! Me voilà tellement * troublée,... je ne sais plus si j’aurai le courage de vous dire... Mon Dieu! que ma conduite doit vous sembler extraordinaire ! quelle opinion vous devez avoir de moi !
— Je suis un homme qui a tant vu de choses
extraordinaires, qu’il ne s’étonne plus de rien, et, quant à mon opinion, elle ne doit pas vous inquiéter. Je n’ai pas l’honneur de vous connaître, je ne sais ni votre nom, ni votre condition, ni votre pays, ni votre demeure, puisque vous n’ètes point ici chez vous; ni votre âge, ni votre figure, puisque vous me la cachez sous un voile. Vous m’avez écrit que je pouvais vous rendre le repos ou vous donner le bonheur. J’ai fort bien compris qu’il s’agissait d’une affaire de cœur, et je n’ai pas supposé un instant que vous fussiez éprise de mes quarante ans et de ma figure tannée. Votre lettre était pressante et charmante. Je suis humain et obligeant, je suis venu. Vous m’avez demandé le secret, je me fais un devoir de justifier votre confiance. Me voici donc à vos ordres, parlez, allez au ?
fait sans crainte. Les nuits sont courtes en cette saison, ne perdez pas de temps, si vous craignez qu’on ne vous voie sortir d’ici.
— Vous me paraissez si bon, et je vous sais si délicat, que j’aurai du courage. J’aime un jeune homme qui fait partie de votre troupe.
— Laurence ou Léon?
— Laurence.
— Il mérite qu'on l’aime, c'est un brave et digne garçon.
— Je le sais, j’ai pris sur lui comme sur vous tous les renseignements possibles. Je l’ai vu débuter ; il m’a plu. Il n’a pas beaucoup montré son talent ce soir-là, il était troublé. Sa figure m’a été sympathique, sa voix m’a été au cœur. Un autre soir, je l’ai revu, il a été admirable, il m’a fait trembler et pleurer. J’ai senti que je l’aimais follement ; mais jamais ce secret ne fût sorti de mon cœur sans les événements qui ont suivi cette représentation.
— Le duel avec le capitaine Vachard ?
— Précisément. Je connais ce Vachard, il a voulu me faire la cour, je l’ai mal reçu, il me déplaisait souverainement. Blessé de la brusquerie de mon refus, il m’a calomniée. C’est son habitude, c’est un malhonnête homme. Il m’était donc devenu odieux, bien qu’il ne m’eût fait aucun tort. Ma vie est sans reproche, je pourrais même dire sans émotion, et pas une des personnes qui me connaissent n’a cru à ses mensonges; mais les hommes d’à présent
n’ont pas l’instinct chevaleresque, et il ne s’en est
pas trouvé un seul, parmi ceux qui étaient mes défenseurs naturels, qui ait osé dire à cet homme d’épée : * Vous en avez menti! » 11 a fallu qu’à propos d’une autre femme un comédien, un tout jeune homme, lui donnât la leçon qu’il méritait. J’ai été dès ce moment résolue à ne plus combattre la passion que l’artiste m’avait inspirée et à faire sa fortune et son bonheur,., s’il y consenti
— Diable ! fortune et bonheur ; quand on peut . allier ces deux extrêmes, on consent toujours !
— Attendez ! ce n’est pas pour moi qu’il s’est battu. Je me suis informée de tous les détails; c’est pour une camarade, c’est pour cette charmante Impéria dont je serais amoureux, si j’étais homme, et que j’ai applaudie depuis, quand même et de tout mon cœur. Je suis bonne et je sais être juste. Si ces jeunes gens s’aiment, ce qui est bien possible et bien naturel à supposer, gardez-moi le secret, je ne vous ai rien dit, et, moi, je me résignerai, je me vaincrai: je n’aurai rien espéré, rien senti; mais, si, comme quelques-uns le disent, il n’y a absolument rien entre eux, si Laurence a voulu seulement faire respecter en lui la dignité de l’artiste, vous qui devez savoir la vérité, vous dont le
PIERRE UUÏ ROUEE
caractère et la réputation sont du plus grand poids à mes yeux, vous me rassurerez, et vous m’aiderez à me faire connaître.
— La dernière version est la vraie. Imperia est
une personne parfaitement pure, et même assez farouche. Elle a confiance en moi comme si j’étais son père. Si Laurence lui eût parlé d’amour et qu’elle l’eût aimé, elle m’eût pris pour confident et pour conseil. S’il lui eût parlé d’amour et qu’elle n’y eût pas répondu, elle me l’eût peut-être caché; mais elle l’eût traité avec froideur et méfiance, tandis que je vois régner entre eux une amitié paisible et enjouée.
— Vous êtes sûr alors qu’il n’est pas épris d’elle?
— .le crois en être sûr. Je peux m’en assurer en l’observant sans rien dire, ou en l’interrogeant de votre part.
— De ma part ? Oh ! non certes, pas encore ! Il faut d’abord que vous me connaissiez. — J’ai vingtquatre ans, je suis fille d’un artiste qui m’a laissé quelque fortune, j’ai épousé un homme titré qui n’avait rien, qui ne m’a pas rendue heureuse et qui m’a laissée veuve à dix-neuf ans. J’ai été rejoindre mon père, qui est mort aussi l’an dernier, me lais—
sant seule au monde, et, depuis, lors j’ai vécu dans la retraite. Je suis encore en deuil. J’adorais mon père, j’ai juré que, si je me remariais, j’épouserais un artiste, et que je ne me marierais que par amour. J’ai ce droit-là ; j’en ai le moyen, comme on dit vulgairement; j’ai vingt mille livres de rente, une maison, et tout le bien-être élégant que mon père avait su se créer. Mon mari n’a pas eu le temps de manger ma dot. Je peux donc choisir, et j’ai choisi. C’est à vous de savoir si je suis digne d’être heureuse et capable d’être aimée. Informezvous, voici sur cette carte mon nom et mon adresse. Je ne crains aucune enquête. Quant à ma personne, il faut que vous la jugiez aussi ; j’ôte mon voile.
A ce mot, sans songer à ma situation, je m’élançai de la causeuse, qui gémit faiblement et qui eût trahi ma présence, si une vive exclamation de Bellamare n’eût couvert ce léger bruit.
— Ah ! madame la comtesse, s’écria-t-il après avoir probablement jeté les yeux sur la carte, vous êtes aussi belle que Laurence est beau, et vous auriez grand tort de douter de votre toute-puissance.
J’étais derrière la portière, j’essayai de l’entr’ouvrir encore, ma main tremblait; quand j’eus réussi à risquer un œil, il était trop tard : le damné voile noir, cruellement opaque, était retombé sur le visage et sur le buste de ma Galatée. Je restai là, n’osant plus regarder, car, si elle me tournait le dos, Bellafnare, placé dans le coin vis-à-vis d’elle, était orienté de façon à voir remuer la tapisserie. J’écoutai, debout et pétrifié, la suite du dialogue.
— Je suis contente que ma figure vous plaise, monsieur Bellamare ; vous lui direz , quand il eo sera temps, que je ne suis pas laide.
— Ah ! fichtre! reprit naïvement Bellamare, sachant bien que l’expression spontanée de la conviction ne blesse jamais une femme, vous êtes belle à rendre fou ! Allons ! je ferai ce que vous voudrez. Je m’informerai prudemment.
— Oui, três-prudemment, mais très-consciencieusement, je l’exige, et, quand vous serez bien sûr que je suis une personne sérieuse qui, après beaucoup d’ennui, de raison et de vertu, a donné accès dans son cœur et dans sa tête à un sentiment vif et à une noble folie, vous m’aiderez à faire accepter ma main à celui que j’ai choisi pour époux.
— Vous savez que Laurence a tout au plus vingt ot un ans ?
*- Je le sais.
— Que son père est un paysan ?
— Je le sais.
— Qu’il aime le théâtre avec passion ?
— Je le sais.
— Très-bien. Je ne peux pas vous dire que votre choix soit raisonnable selon le monde, vous-même l’avez qualifié et jugé; vous avez dCi prévoir tout ce qu'en dira le monde ? • ,
— Parfaitement ; me blâmez-vous ?
v — Moi, blâmer l’amour, le dévouement, le courage et le désintéressement! J’ai, au contraire, envie de m’agenouiller devant vous, madame la comtesse, et même de vous dire que, dans mon appréciation, vous avez pris le chemin de la sagesse. J’ai toujours vu ce que l’on est convenu d’appeler ainsi conduire aux déceptions et aux regrets;... mais je crois que voici le jour et que je ferai bien de me retirer...
— Non, non ! monsieur Bellamare, c’est moi qui dois me sauver bien vite, car je veux reprendre le chemin de fer qui part dans une heure.
— Est-ce que vous allez à Tours ?
— Non. Je ne vous suivrai plus dans vôtre tournée. A présent que je suis tranquille, j'irai attendre chez moi, à la campagne, que vous m’écriviez et que vous me disiez : « Je suis édifié sur votre compte, Laurence a le coeur entièrement libre, il est temps d’agir. » Alors, en quelque lieu que vous soyez, vous me verrez arriver. Adieu, et soyez béni pour le bien que vous m’avez fait. Je laisse entre vos mains le soin de mon honneur et de ma fierté. J’ai votre parole, Laurence ne saura rien?
— Je le jure.
— Adieu encore. Je m’en vais par les jardins derrière la maison. Cette maison appartient à une de mes amies, qui est en voyage et qui ne doit rien savoir. Une brave femme qui était dans la misère et que j’ai fait entrer ici comme gardienne viendra tout à l’heure vous aider à sortir d’ici. Elle m’est entièrement dévouée et ne me trahira pas.
Bellamare reconduisit la comtesse jusqu’à la porte de l’antichambre. Quand il rentra dans le boudoir, il sauta de surprise en m’y trouvant assis à la place qu’il venait de quitter.
riERRE QUI ' ROULE
Je vous demande la permission, dit Laurence, d’interrompre un peu mon récit. S’il ne vous a pas ennuyé, je veux pouvoir le continuer avec autant d’exactitude et de sincérité que j’ai réussi à le faire jusqu’à présent. Mes souvenirs étaient très-nets, parce qu’ils étaient très-simples et se reportaient sur une préoccupation exclusive. A partir de l’aventure de la chambre bleue, cette préoccupation se dédouble, et j’ai besoin de ressaisir le fil du labyrinthe où je me suis senti longtemps perdu.
— C’est-à-direj fis-je observer à Laurence, que vous avez aimé à la fois la belle comtesse et la charmante actrice ?
— Oui et non, non et oui; peut-être, que saisje? vous m’aiderez à voir clair en moi-même. Voulez-vous que nous marchions un peu ? je n’ai pas l'habitude de rester ainsi en place et de m’occuper aussi longtemps de moi.
— Rentrons à la, ville, lui dis-je ; acceptez mon dîner, et nous reprendrons ce soir ou demain, comme il vous plaira.
Il accepta, mais à la condition que j’irais avec lui chez son père, qu’il n’avait pas vu de la journée, et qui pouvait être inquiet de lui. Nous descendîmes lestement la montagne, et, suivant le cours rapide de la Volpie, nous fûmes bientôt en plaine. Laurence me conduisit à vol d’oiseau à travers de magnifiques prairies jusqu’au faubourg de la ville, qui n’était pas beaucoup plus laid et plus malpropre que la ville elle-même. Entre deux pompeuses mu- ' railles de fumier, nous gagnâmes la maison et le clos du père Laurence, qui n’avait rien de poétique, je vous assure. L’absence de femme se faisait sentir dans tous les détails de la cour et de l’intérieur, car on ne pouvait qualifier de femme la vieille virago qui transportait le purin dans un arrosoir tout en allant donner un coup d’œil, voire un coup de main, au pot-au-feu de temps à autre. Le jardin seul était bien tenu, et nous y trouvâmes le vieux Laurence occupé à bêcher un carré. C’était un homme de soixante et dix ans, bien conservé et d’une beauté remarquable, mais sans expression et sourd à ne pas entendre le canon. Il ne pouvait échanger le peu d’idées qu’il paraissait avoir qu’avec son fils. qui. sans élever la voix et en
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s’accompagnant d’une pantomime assez mystérieuse convenue entre eux, répondait à toutes ses questions. il comprit que j’étais un visiteur bienveillant et pensa que je prendrais beaucoup d’intérêt à ses légumes, car il ne me fit pas grâce d’un navet, et me raconta avec détail, dans un patois peu compréhensible, l’histoire de tous ses essais horticoles. Ne pouvant lui communiquer mes impressions, je pris mon mal en patience en voyant Laurence s’emparer de la bêche et retourner lestement le reste du carré entamé par son père. Quand il eut fini, il revint me délivrer. »
— Il faut me pardonner, dit-il, je n’avais pas fait ma tâche aujourd’hui, et mon pauvre vieux en eût trop fait, car il ne se plaint jamais et me punit seulement en travaillant double.
Je lui demandai si c’était une nécessité de position.
— Non, répondit-il, nous avons de quoi vivre sans nous fatiguer ; mais mon père a la passion de la terre, et, s’il lui laissait un instant de repos, il croirait avoir commis un crime envers elle. C’est un vrai paysan, comme vous voyez, et en dehors de son jardin le monde n’existe pas. Le fumier
que nous entassons autour de nous est l’horizon où sa pensée s’arrête, et il enferme là des trésors d’ac- Jivité, de patience, d’intelligence pratique, de prévoyance et de résignation. Si vous passiez un jour avec lui, vous l’aimeriez malgré vous. Il a toutes les vertus : douceur, chasteté, charité, sacrifice de soimême. Il ne comprend pas celui que je lui ai fait en revenant m’associer à son existence ; mais, s’il fallait m’en faire un plus grand, il n’hésiterait pas.
Enfin, monsieur, je le respecte et je l’aime de toute
mon âme. J’étais bien aise de vous montrer sa belle figure et de vous dire ce que je pense de lui avant de reprendre mon histoire. Nous avons encore une bonne heure avant celle de votre dîner. Nous serons tranquilles ici, c’est un lendemain de noces, tous mes camarades sont fatigués. Je vais vous conduire dans mon oasis microscopique, car j’en ai une, qui me console du prosaïsme de mes habitudes et de mon habitation.
Il me conduisit au fond de l’enclos, qui s’étendait en pente douce au flanc de la colline et qui était entouré de murs assez élevés pour intercepter la vue.
— Autrefois, notre enclos était charmant, me
dit Laurence ; on dominait un admirable paysage , et, quand, au retour de ma dernière absence, mon père m’a montré avec orgueil ce rempart qui et; fait un tombeau en me disant : « J’espère qu’à présent tu te plairas ici ! » j’ai été pris d'un cha grin affreux ; mais il était si fier de son enceinte et de ses jeunes espaliers, que je n’ai rien dit ; seulement, je me suis réservé la partie que vous allez voir, un bout de terrain grand comme un mouchoir de poche, et qui fait mes délices parce qu’on n’y a rien touché et rien gâté.
Il ouvrit une petite porte dont il avait la clef sur lui, et nous nous trouvâmes sur une étroite langue de terre inculte que supportait un banc de grosses roches.
— Ceci n’est que le dessus, me dit-il quand j’eus admiré la vue ; je possède aussi le dessous. Descendez avec un peu de précaution.
Il disparut entre deux blocs; je le suivis, et nous descendîmes à pic , de ressaut en ressaut, jusqu’à un petit torrent qui fuyait sans autre bruit qu’un clapotement mystérieux dans une coupure de laves. Nous étions dans une sorte de puits naturel ovale, car aux deux issues la roche se resserrait au
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point de faire voûte sur l’eau courante, et une végétation admirable remplissait les marges de l’excavation. Les engrais du jardin maraîcher suintaient probablement dans ses parois, et les pluies y entraînaient, en dépit du mur, le meilleur de son terreau et de ses graines, car les plantes d’ornement s’y mariaient à la flore sauvage, qui avait pris des proportions inusitées. Dans le fond, des arums embaumés, des papyrus élégants, des cotonéastres d’une grâce infinie, embrassaient ou coudoyaient des plantains d’eau, des nénufars, des macres et des alimas, qui s’étaient installés d’eux-mèmes dans une mare limpide, espèce de source ou d’égout de terres posé comme un diamant immobile un peu au-dessus du lit de l’eau courante.
Tout cela était extrêmement resserré, mais assez profond, et l’ornementation naturelle s’arrangeait avec tant d’élégance et de luxe, que j’en fus charmé.
— J’appelle ceci mon oubliette, me dit Laurence; c’est un gouffre de fleurs, de roches, de mousse et d’herbes folles, où je viens oublier le passé quand il me tourmente trop. Je m’abîme dans la contemplation d’une guirlande de roses sauvages ou d’une touffe de graminées, et je me figure que je n’ai
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jamais vécu autrement qüe les pierres et les feuilles ; elles sont heureuses autant qu’elles peuvent l’être, vivant dans leur milieu naturel et point tourmentées dans leur passive existence. Pourquôi ne serais-je pas aussi content qu’elles, moi qui, pardessus le marché, ai la faculté de sentir mon bonheur ? Mais je ne puis rester longtemps ainsi* je sens quelquefois que, pendant que ma volonté dit oui, des larmes qui tombent lâchement sur mes mains oisives disent non !
— Alors, ne restons pas ici. Ne m’y racontez pas vos chagrins ; ils détruiraient peut-être à jamais la vertu de votre oubliette.
— Qui sait? ce sera peut-être le contraire! les pensées que l’on repousse reviennent avec plus d’obstination. Tenez , je n’aurais peut-être pas demain le courage de continuer mon récit, et je sais que vous devez partir au premier jour. Avalons d’un trait l’amer breuvage !
Et le fils du jardinier, ayant lavé seS mains terreuses dans le ruisseau, reprit ainsi riiistorique de sa vie d’artiste :