CHAPITRE LXV
O'Brien écrivit au révérend Mac Gi ath ; mais sa lettre lui fut renvoyée courrier par courrier, et portait sur l'enveloppe que le destinataire était mort. Il écrivit alors à une de ses soeurs , et apprit par elle que le révérend Mac Grath avait voulu traverser le marais un soir qu'il avait pris une copieuse dose de wiskey, qu'on l'avait vu s'écarter du chemin, et qu'on n'avait plus jamais entendu parler de lui.
Au jour marqué nos deux mariages se célébrèrent, et furent tous deux suivis d'autant de bonheur qu'on en peut goûter dans ce monde. O'Brien et moi, nous devons l'un et l'autre au ciel des enfants, qui, selon la remarque d'O'Brien, nous sont arrivés comme la vieillesse , sans nous en apercevoir , et en assez grand nombre pour que maintenant nos deux familles forment une nombreuse réunion aux fêtes de Noël. La tète du général est blanche , et assis dansun fauteuil il est heureux, du bonheur de sa fille et sourit aux gambades de ses petits enfants.
Voilà , lecteur , l'histoire de Pierre Simple , vicomte Privilège , qui n'est plus le brigand , mais le chef de sa famille , et qui a Ihonneur de vous souhaiter le bonjour.