Durcissement à l'aide de l'acide carbonique
L'on a déjà préconisé de nombreux procédés pour dur- :ir à l'aide de l'acide carbonique ou de gaz renfermant du ^az carbonique les pierres artificielles renfermant de la ;haux hydratée.
Pour accélérer la carbonatation les inventeurs n'ont pas îté embarrassés comme le prouvent les brevets pris à ce sujet. Hauenschildt de Berlin (8332 1) ajoute à la masse du carbonate d'ammoniaque qui devra fournir l'acide carbonique devant activer la carbonatation. liorisch de Berlin (12 1025 : a recours à l'acide carbonique ou à des méjlanges gazeux en renfermant. Micliaelis lui-même a pris [un brevet (126652) ; il a recours aussi à l'introduction de parbonate d'ammoniaque. L'emploi de l'acide carbonique a fait l'objet dès brevets de C. Mey (51692), de Th. Thom. A\ ood et A. Oakes, de Londres. Meurer et Bormann-Zix (128477) (122023) ont fait des recherches dans un autre ordre d'idées. Ils revêtent les briques d'une couche de fluorure de calcium et silice gélatineuse en faisant agir superficiellement l'acide fluorhydrique.
On a proposé de faire agir depuis les gaz des fours à cliaux sur la pierre moulée.
I /expérience a montré que les briques ainsi obtenues
PIERRKS KT MATlhUAUX AUTd^CIELS
manquent de solidité ; elles sont molles et de qualité tout à fait inlérieure. Ceci est attribué à la marche inégale de la carbonatation due à la température variable et à la na ture changeante des gaz apportant l'acide carbonique.
Au lieu de faire arriver les gaz chauds certains inventeurs ont pensé a traiter les briques à froid par le gaz carbonique sous pression, de manière à faire agir le gaz dans toute la masse. Le traitement sous pression exige des récipients solides, de plus il ne peut s'appliquer qu'à des agglomérés séchés. Il faut aussi que le gaz agissant renferme un assez fort pourcentage de gaz carbonique.
MM. SchAvanenberg et A. Rinne^ ont proposé de faire agir alternativement sur les briques le gaz carbonique ou les gaz renfermant de l'acide carbonique et d'évaporer par chauffage la vapeur d'eau ainsi produite ou l'eau de réaction qui a pris naissance.
Le présent procédé offre l'avantage de pouvoir mieux se régler en ce sens que l'on obtient pour les agglomérés le faible degré d'humidité nécessaire à l'action efficace de l'acide carbonique. On réalise donc ainsi ce que l'on cherchait depuis longtemps, mais auquel on n'avait pu arriver jusqu'à présent, d'expulser d'une manière plus simple, plus sûre et plus rapide que dans les procédés connus, l'eau de réaction naissante qui obstrue les pores et qui nuit ainsi à l'action de l'acide carbonique.
Le chauffage peut s'effectuer par chaleur rayonnante avec évacuation des vapeurs naissantes par aspiration ou entraînement par un gaz inerte ; on peut aussi faire passer de l'air chaud.
Les auteurs du procédé attribuent au passage de gaz
* ScHWARZEMîEHG ET Rl.XNE, 1.
r FABniCATION DES BRIQUES SILICO CALCAIRES 201
trop cliaucls la mollesse de certains produits carbonates. Les inconvénients objectés au durcissement à l'aide du gaz carbonique disparaissent quand on fait agir le gaz carbonique entre 35" et 4o". Il agit alors en même temps comme agent desséchant.
Sans employer la pression et un gaz à haut pourcentage on arrive à effectuer une transformation intégrale de la chaux en carbonate.
La température à laquelle devra agir le gaz variera avec la nature de l'aggloméré, c'est-à-dire sa porosité et sa teneur en chaux hydratée, ainsi que le degré de pureté du gaz carbonique. Pour des agglomérés riches en chaux hydratée et compacts il faut du gaz carbonique pur, mais pour des produits moins calcaires et poreux on peut se contenter de gaz pauvres en acide carbonique.
Un point essentiel est que les gaz soient suffisamment hygroscopiques et pas trop chauds.
Les essais ont prouvé de plus qu'au-dessus de iio" l'acide carbonique n'exerce qu'une action incomplète, la chaux hydratée ne séchant que partiellement et résistant dans cet"^état à l'action de l'acide carbonique.