MATÉUIAUK DE PLATRE SKI L
La masse est ensuite moulue de manière à laisser des grains et transformée en bouillie aussi peu liquide que possible. Le mélange durcissait lentement et pouvait servir de mortier.
Additionné de sable quartzeux le ciment Scott .donnait un bon produit peu coûteux.
D'après Lehner, (3) les fabriques de soude qui exploitent le procédé Leblanc pourraient s'inspirer de ce qui précètle pour tirer parti des sous-produits qui les encombrent. Ces sous-produits renlèrment de l'oxysulfure de calcium entre autres. En cbautTant ibrtement cet oxy sulfure avec du calcaire en atmospbèic oxydante, on aurait un ciment du genre de celui de Scott qui, additionné de sable, pourrait servir à former des pierres.
i85. Ciments mixtes au plâtre. — Le plâtre ajouté à de la chaux en petite quantité peut former un ciment peu coûteux et dont on peut tirer parti. Par exemple, on éteint de la chaux vive de manière à la réduire en poudre complètement, puis on lui ajoute 3 "/^ de plâtre et on incorpore de l'eau à la masse. Ou a soin de ne pas mettre un excès de liquide pour que le mélange garde assez de consistance. Le tout est bien mélangé pendant quelques mirjutes. Ensuite on incorpore du sable à la masse. On a ainsi une sorte de mortier que l'on peut charger en sable et qui devient très dur.
Les inventeurs qui ont proposé d'ajouter à la chaux de l'acide sulfurique ou du sulfate de fer n'ont pas changé grand chose au procédé. Tout cela revient à former du sulfate de chaux dans la masse, seulement dans le cas d'addition de sulfate ferreux la masse est colorée ea brun.
PIERUES VT MATÉUIVUX AUIIFICIELS
par suite de la peroxydation de l'oxyde ferreux déplacé par la chaux.
Warner a imaginé une composition du même ordre qu'il obtient au moyen de laitier, de phosphate de chaux naturel et de plâtre.
186. Tripolithe — Schenk a appelé ainsi un ciment à base de plâtre et de dolomie calcinée, ce qui donne une matière analogue au ciment de Scott, sauf que la chaux est partiellement remplacée par de la magnésie.
187. Ciment de plâtre de de Wylde. — Le procédé est basé sur l'emploi d'une solution de silicate de potassium étendue et qui, par suite de son exposition à l'air, renferme du carbonate.
On la prépare commodément en dissolvant dans un litre d'eau 200 grammes de silicate de potassium et 5o grammes de carbonate de potassium; la liqueur pèse alors 1,20 au densimètre. On casse le plâtre en petits morceaux avant de l'introduire dans le liquide pour faciliter l'imprégnation, puis une fois bien imbibés les morceaux sont séchés et cuits entre i5o et 25o". On pulvérise ensuite la masse .
188. — La pierre à plâtre additionnée de pierre à chaux, 20 Yo environ, et cuite fortement, donne après broyage une poudre qui ne fait prise que très lentement, mais prend en revanche une grande dureté. En incorporant à la masse du sable à grains vifs ou des roches siliceuses on a une matière particulièrement résistante.
AGGLOMÉRÉS MAGNESIENS
VIÏI. AGGLOMÉRÉS MAG^ÉSIE^S
189. — La magnésie possède des propriétés hydrauliques reconnues depuis longtenaps. Macleod en 1826, Vicat en i836 et Pasley en 1847 ' signalaient le fait sans pourtant en tirer une application. C'est Sainte-Glaire Dcvillc G. R. 1860, n, 368) en i865 qui, dans son travail sur l'hydraulicilé de la magnésie, attire à nouveau l'attention sur ces propriétés intéressantes.
Quand on arrose avec de l'eau de la magnésie provenant de la calcination du chlorure de magnésium, la magnésie devient dure au point qu'elle raye le marbre, dont elle a le poids spécifique et la solidité. En plaques minces, ehe est transparente. Cette magnésie ayant été abandonnée pendant six ans à l'air, on put constater que ni sa texture ni sa résistance n'avaient varié. Sa composition était alors la suivante :
Eau
Acide carbonique .
Alumine et oxyde de fer
Magnésie
Silice
Il s'était donc formé à la longue un 'hydrate analogue à la brucite qui s'était partiellement transformé en carbonate.
La magnésie ne peut être employée qu'à la condition d'avoir une certaine densité. Obtenue à basse température, la magnésie est pulvérulente et, mélangée avec l'eau,
FEICHTI^GEU, 1.
PIEURKS ET MATÉUIVJX A UTI l'id ICLS
elle ne forme qu'une masse gélatineuse. Pour avoir une magnésie dense capable de s'hydrater convenablement, il faut chauffer la magnésie jusqu'au rouge clair. Par contre, si l'on maintient de la magnésie au blanc pendant douze heureè on a une matière qui n'a plus les mêmes propriétés. Réduite en poudre et mélangée d'eau, elle forme une pâte qui ne durcit plus, même après une très longue exposition à l'air.
190. Marmorine. — J. Lohpe a breveté sous ce nom un produit qui convient très bien à la confection des objets d'art de petites dimensions.
L'agglomérant est ici un sel basique de magnésie. La masse se compose en effet de magnésie cuite à une température pas très élevée, simplement suffisante pour le départ du gaz carbonique, à laquelle on ajoute du sulfate de magnésie en solution à la densité de 1^190.
La magnésite et le sulfate sont pris par parties égales et bien mélangés. La masse est alors coulée dans des moules huilés où on la laisse durcir. Au lieu de magnésie pure on peut prendre de la magnésie additionnée de substances de remplissages, comme le sable, le marbre pulvérisé, etc. Par l'addition de colorants on aura naturellement des produits plus ou moins fortement teintés.
La marmorine supporte bien les intempéries. Elle se polit aisément et prend beaucoup d'éclat.