PRODUITS CONSTITUÉS PAR UNE MATIÈRE^ORGANIQUE
lait de magnésie additionnée de chlorure de magnésium. Les pores sont ainsi bouchés par l'oxychlorure de magnésium formé.
On peut également détruire la porosité au moyen d'autres composés que le ciment magnésien. La caséine, la colle, la paraffine conviennent parfaitement ; à ces matières il est facile d'incorporer un colorant si on le désire.
226. — La xylolithe a l'aspect pierreux ; elle est dure et peu lourde. Sa résistance au feu est assez grande et, comme elle est mauvaise conductrice de la chaleur, elle forme un excellent isolant.
La xylolithe se laisse scier, percer et tourner comme un bois dur. Son travail est assez facile car, par suite de sa dureté, elle n'éclate pas.
Ce produit résiste assez bien au feu.
On a employé la xylolithe à de nombreux usages : pour faire des plaques, des motifs ornementaux, des plaques de mosaïque. Elle s'assemble facilement avec du ciment magnésien.
227. Briques de liège. — On n'utilise naturellement, pour une fabrication de cet ordre, que les débris provenant du façonnage des bouchons par exemple.
Leur industrie a pris naissance en Allemagne où un des premiers brevets, si ce n'est le premier, a été pris par la société GrûnzAveig et Haartmann à Ludwigshafen, en 1882.
Les débris de liège sont d'abord réduits à la dimension de haricots ou de petits pois, puis l'on en fait une bouillie que l'on additionne d'un lait de chaux et d'argile.
Cette bouillie est ensuite pressée et les briques ainsi moulées sont sécbées à i20-i5o '. On a ainsi des briques très poreuses et excessivement légères.
Une brique ne pèse que 600 grammes et a un poids spécifique de o,3. La résistance à la pression n'est que de 2,8 kilogrammes par centimètre carré.
Ces briques sont de très mauvais conducteurs de la chaleur, comme le liège ; elles ne résistent que jusqu'à i8o«.
Ces propriétés isolantes les désignent pour toute une série d'emplois où un corps mauvais conducteur de la chaleur est nécessaire.
228. — Un autre mode opératoire consiste à réduire le liège en poudre et à mêler la poirdre avec une solution de savon concentrée. On la triture avec le liquide jusqu'à ce que l'eau de savon l'ait complètement imprégnée. Cette poudre, ainsi préparée, est alors séchée soigneusement. Une fois sèche, elle a gardé sa structure pulvérulente. On la mêle alors avec de l'eau de chaux assez épaisse. Sur la masse, on répand encore de la chaux en poudre, puis on trempe la masse dans un bain de silicate de soude étendu. On sèche le tout une dernière fois.
Cette composition pulvérulente ne se laisse alors pas presser en cet état, mais à chaud, la pression la transforme en une masse solide capable de bien résister aux actions extérieures. On se sert de moules en fonte ou laiton polis, bien graissés avant le moulage. Comme il faut une action énergique, on se sert d'une presse hydraulique.
* Tu. IVOLLKK, 1.
ACGLO^lKnKS DE NATURE ORGAMQUK
Suivant la finesse du iiège, les briques auront une surface unie ou rugueuse.
229. — On peut appliquer à la surface de ces briques une couche de liège en poudre qui leur donne l'apparence de briques uniquement formées de liège. Pour cela on prépare une solution de deux parties de colle, d'une part. En même temps, on chauffe au bain-marie une partie de vernis à l'huile de lin, auquel on ajoute en une fois une partie de colophane, dissoute dans de l'esprit de vin, renfermant 0,5 partie de térébenthine. On mélange en agitant au bain-marie.
Cette composition s'applique sur les briques que l'on laisse ensuite sécher jusqu'à ce qu'il se forme une croûte. On pose alors du liège en poudre sur les briques et presse une seconde fois.
On rend les briques de liège imperméables en leur appliquant une couche d'asphalte. Pour cela, l'asphalte est fondu jusqu'à ce qu'il ait pris la fluidité voulue. On ])longe alors les briques dans le liquide par la surface qui doit supporter l'action de l'humidité.