‹ Pierrot volageChapitre 14 sur 18 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Polichinelle, le Bailli, le factionnaire; puis, Papothicaire et le cabaretier.

Le Bailli réinstalle dans la guérite le factionnaire qui met son fusil au port d’arme et s’endort aussitôt.

— Bonjour, monsieur le Bailli ! fait Polichinelle en allant à sa rencontre.

— Serviteur !... répond le Bailli. Et il passe.

— J’ai bien l’honneur de vous saluer, reprend Polichinelle. Je ne vous demande pas des nouvelles de votre santé, je vois qu’elle est des plus florissantes.. .

Au moment où le Bailli s’incline pour ne pas être en reste de politesses, Polichinelle jette un rapide coup d’œil vers le factionnaire, s’assure qu’il dort toujours, puis, tirant de sa poche son mouchoir, il bâillonne le digne magistrat, le terrasse, le roue de coups, l’assomme à demi, lui enlève sa toque et sa robe et enfin disparait, en le traînant comme un paquet.

L’apothicaire sort de sa boutique, ramenant chez lui le Cabaretier qui chancelle encore.

Page 1