SCÈNE XII
Le tambour de ville, l’homme sandwich, un flot de peuple, caniddates -rosières, Cassandre, Colombine , sa bonne ; puis, Polichinelle déguisé en Bailli.
Tout-à-coup, l’horloge sonne trois heures.
Le factionnaire se réveille.
De tous côtés débouche sur la place, un flot de peuple qui vient assister à la cérémonie. Le tambour de ville et l’homme-sandwich amènent les candidates-rosières.
Cassandre sort de chez lui avec Colombine que sa bonne achève d’attifer.
En attendant le Bailli, candidates-rosières et jeunes gens font gaiement un tour de valse.
Arrive enfin Polichinelle, sous la défroque du Bailli. Les jeunes gens quittent les candidatesrosières qui vont danser autour du scélérat, chacune voulant, par ses grâces, l’influencer en sa faveur.
— Non, non, c’est peine inutile, s’écrie Polichinelle. Je suis un juge intègre !... Rangez-vous là, devant moi, que je vous examine en consultant les notes que j’ai fait recueillir sur vous. . .
Puis, il demande un siège, s’assied, feint de compulser une liasse de papiers qu’il a prise dans sa poche, et, après un rapide examen, prie Colombine de venir vers lui.
Elle s’avance, timidement. Mais, comme elle va recevoir la couronne, les candidates-rosières aperçoivent la bosse que fait, sous son tablier, le petit polichinelle. Toutes l’entourent, la menacent, lui arrachent son tablier, et la foule outrée, houspille de son côté le faux bailli dont la robe s’écarte, laissant voir dessous son vrai costume et sa bosse.