INTRODUCTION
En terminant le préambule d'une publication récente', je transcrivais cette citation des Essais : «Je m'en vois escorniflant, par cy parla, des livres, les sentences qui me plaisent, non pour les garder (car je n'ay point de gardoire) mais pour les transporter en cettuycy ; où, à vray dire, elles ne sont non plus miennes qu'en leur première place. »
Je me proposais dès lors d'escornifler moi-même ce « maistre escornifleur » et de préparer ces Pilules apcritii'es à VExtrait de Montaigne, en vue de les offrir plus particulièrement au public médical.
Est-il possible de faire apprécier des Extraits de Montaigne ?
S'il fallait en croire Meunier de Querlon, l'éditeur du Voyage de Montaigne en Italie, je serais assuré de courir à un échec bien mérité. « Tous les détails dont sont farcis les Essais, dit-il, n'empêchent point qu'on ne les lise, et que les Editions les plus complettes ne soient très justement préférées à tous les Extraits, à
I. Les Heures libres. Gaillardises et curiosités historiques des temps passés, rassemblées «. ad usum medici ». I vol. in-i8, avec 80 reproductions de portraits anciens, Paris, igo8,