LES MÊMES, BOURSICOT
{La porte s'oui^re; Boursicot parait. Il est très pâte. Il a mis tin costwyie fort élégant, un chapeau neuf, des gants blancs; derrière lui est un jeune co7nmis de nouveautés, qui tient un grand carton long.)
BOURSICOT^ repondant aux dernières paroles de Maronnard.
Me voici ! {Mouvement de surprise générale.)
ENSEMBLE
Air: Ces Hussards.
Ah ! raventure est incroyable!
Mais voyez donc quel changement !
Il est rais comme un fashionnable; 11 est superbe maintenant I BOURSICOT, fcsitnt signe au commis d'avancer. .acceptez, ô belle Atalante !
De mon amour ce lé^er don.
ATALANTE, entr'ouvant le carton à droite sur la taOle.
Pieu ! quelle parure charmante !
Ali! mesdames, regardez donc!
{Les femmes s'avancent, regardent le cartonct semblent pétrifiées.)
REPRISE
Ah ! l'aventure est incroyable ! etc.
{Sur un signe de Jloursicot le commis s'éloigne. )
ATALANTE, courant au carton dans lequel elle regarde.
Que do choses!... Une écharpo en velours... une visite en dentelles... un châle en cachemire... .■\h !mais c'est pour que je choisisse, n'est-ce pas? mon ami.
BOURSICOT
Non, Atalante, tout cela est à vous.
TOUS
Tout!...
ATALANTE
Ah! que je suis contente !...
jUNON, il part.
Jo n'en reviens pas... je me figure que jo rôve.
CORNALINE
C'est à ne pas le croire!
MARONNARD, à Ballon.
' Nous nous étions bien trompés !