LE GARÇON
Un petit mot pour vous, Monsieur, {il le lui donne et sort).
ACCiCIA,
Tiens, c'est au crayon !
ATALANTE
Je reconnais l'écriture de M. Boursicot.
ACCACIA, lisant.
• Vertueux Accacia...je dois vous faire un aveu, «j'aurais même dû le faire plus tôt... mais il y a
• de ces choses qu'on a de la peine à dire... ce que « vous avez perdu ce matin, place Yenladour,
• c'est moi qui l'ai trouvé.. » {sans lire). Ah! bah! il l'a trouvé!... "
J'en étais sûre... je l'avais deviné, moi.
ACCACIA
€ Je dois VOUS confesser que je m'en suis servi!» {il regarde Alalante ). I! s'en est servi !... tiens ! c'est drôle!... je ne m'en suis pas aperçu... Et toi, Alalante?...
ATALANTE
Ni moi non plus.
iuNON.
Celait une forle sonuiie en or en billets?
ACCACIA
Laissez-moi donc tranquille, madame Passelacet, vous n'y êtes pas du tout... {il lit) « Je m'en suis servi... j'ai failli, c'est vrai, mais puiPC|uo ça doit servir de dot à Atalante, après tout, le mal n'est pas aussi grave.
ATALANTE
Comment, me servir de dot!... par exemple!.... j'aime mieux autre chose.
ACCACIA
Je puis te certifier que je ne lui ai jamais dit un mot de ça... d'abord, elle ne t'irait pas... {// lil).
• Voulez-vous me la laisser a\cc Atalante, je ne
t m'en servirai que pour la rendre heureuse
« Préférez-vous que je \ous la restitue, malgré ce « qui en manque... je vous obéirai... Boursicol. » Je n'y comprends rien du toull
Comment! VOUS ne voyez pas que cette lettre est une amère plaisanterie? il ne veul plus m'épouser.
JINON.
Mais enfin, qu'avez-vousdonc perdu?
ACCACIA
Mélez-vousdonc de vos affaires!..