‹ Place VentadourChapitre 40 sur 42 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Les mêmes, BOURSICOT, puis ANDRÉ.

DouRSicoT, accourant bouleversé.

Oh ! à moi ! piolégez-moi !.. cachez-moi... on me cherche. On veut m'arréter!..

MARONNARD.

Un soldat dirige sa colonne vers nous.

TOUS

Un soldat.

BOURSICOT

Est-ce que sa colonne est nombreuse.

MARONNARD.

Il est seul.

ANDnÉ, entrant en courant.

Oh! je l'ai vu, j'en suis sûr!., eli ! oui, le voilà. (7/ va à lui et lui prend la main.) Bonjour pays... c'est moi, André, votre frère de lait... vous ne me remettez pas?

BornsicoT. (1).

Ah ! oui, tiens, en effet... je vous remets à présent... et vous \enez pour ?..

ANDnii:.

Je viensdu pays... un de vos oncles m'avait remis quelque chose pour vous, etcommeje \enaisa Paris, JL' m'étais chargé de la co. émission.

BOUasICOT.

Un de mes oncles...

ANDRÉ

Tenez, voilà sa lettre...

BouRSicoT, prenant la lettre.

Voyons. (7^ l'ouvre et lit.) = Mon cher neveu, • j'avais toujours méprisé les ouvrages., j'avais « grand tort. Ton dernier roman m'a fait goûlerun « repos qui m'était inconnu depuis longtemps... « cela m'a guéri du mal que j'éprouvais, et pour « t'en remercier, je t'envoie douze mille francs...» (Sans /i«.) Douze mille francs!., m.on oncle rfte fait cadeau de douze mille francs!., eh bien ! où sont-ils?

ANDRÉ

Ah ! voilà le malheur! c'est ça que je n'osais pas vous dire... j'avais mis la somme dans un vieux portefeuille à moi... el, ce matin, en allant cliez vous, place Ventadour...

BOLRSICOT.

Tu l'as perdu !

A.NDRÉ.

Justement!

BounsrcoT, lui stutant au cou.

Ah! embrasse-moi! je suis le plus heureux lie.'; hommes... ce portefeuille... tiens! le voilà !' c'est moi qui l'ai trouvé.

ANDRÉ

C'est \0'ai\.. {Rcyardunt le purtefeuille.) V.h '. oui... c'est bien lui... voilà mes initiales ; Anto-ui-, André ! A. A !..

BOL'RSiCOT.

Ah ! quel bonheur ! quelle joie ! quel délire ! (Courant à .■iccacia et te secouant avec colère.) Ah! ça, qu'est-ce que vous avez donc perdu, vous... dites... qu'est-ce que vous avez donc perdu, \iei!lard stupide? (En le secouant, il lui fait tomber son chapeau.)

Tors.

Ah 1 c'te tête !

ACCACIA

Eh ! bien, vous le voyez maintenant. ..une perruque magnifique... que j'avais fait faire au l'alais- Royal.

ANDRÉ, tirant un paquet Je sa poche.

Une perruque ! liens ! en retournant cherclu-r, Place Ventadour, j'ai rau.assé ce paquet. . c'est un gazon bouclé.

(1) B;illoii, Corn ilinc , AluUilili' , An.ici;! , Aiulrc , fioursicot, Juiioii, Miironiiiiril.

ACCAcrA.

Un gazon ?.. c'est le mien !.. c'est ma coiffure ! (7/ la prend et la met.) Voyez plutôt... elle me va comme un gant...

JUNON

Ah ! il a l'air du singe de l'Hippodrome.

ATALANTE, à Boursicot.

Boursicot, m'épousÇrez-vous toujours, quoi que je ne sois qu'un enfant do l'i'mour?..

BOCRSICOr.

Si je vous épouserai, Alalante ! plutôt trois fois qu'une... j'adore les enfants de l'amour ?.. j'espère que nous n'en aurons pas d'autres ?. .

ACCACIA

Grâce au-ciel, chacun est rentré dans son bien !

JUNON

C'est heureux, ça fait qu'on ne doit rien à personne!

siARONNARD, à part.

Oh ! que c'est méchant!

BornsicoT.'ù part- C'est égal... sij'avaissu que la somme était pour moi... je n'aurais pas mené l'argent si vite.,. enfin ! ! !..

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