‹ PlacentinChapitre 20 sur 95 · Ficker Id. p. 72 et suiv · texte numérisé non relu

Ficker Id. p. 72 et suiv

ment qu'il avait glosé les Instituts (1). Enfin, Nonantula et Bologne sont les écoles lombardes où le droit romain a pris une indépendance complète. Le nom de Pepo est resté parmi les glossateurs comme le précurseur dlrnerius (2). De sa propre autorité, il aurait le premier entrepris de « légère in legibus ». Par cette expression, Odofredus attribue-t-il à Pepo la restauration des études de droit romain; veut-il faire simplement allusion à une restauration dans les procédés d'enseignement? L'opinion d'Odofredus a du reste peu d'importance; il avoue n'avoir aucune idée du rôle et de la valeur de ce vieux jurisconsulte. On ne connaît de Pepo qu'une de ses opinions rapportée par Azo (3). Il est échevin en 1075 d'après un document qui lui donne le titre de legis doctor.

Deux écoles paraissent avoir été purement romaines, celle de Rome et celle de Ravenne. L'existence de cette dernière était conservée dans la tradition bolonaise. Odofredus, dans un grand nombre de passages^» raconte comment les livres de droit ont été transportés de Ravenne à Bologne. Le fonds de la légende est vrai. Dans les luttes politiques, l'école de Bologne fut créée par la comtesse Mathilde pour contrebalancer l'influence de Ravenne soutenue par l'empereur, 'et la prospérité de l'une fut la chute de l'autre. L'école de Ravenne est essentiellement politique; elle soutient l'empereur contre le Pape et se fait une arme du droit

1. Fitting. Lie Institutionen glossen des Gualcausus, Berlin, 1 892.La Scuole di diritto en Francia durante VXI secolo. Extrait du BuUetino deU' Istituto di Diritto Romano, Roma 1892.

2. Odofredus. In 1. jus civile. D. de just. et jure « Quidam domlnus Pepo cœpit auctoritate sua légère in legibus, tamen quidquid fuerit de scientia sua, nullius nomine est. »

Page 1