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LA FORME DES ÉCRITS DES GLOSSATEURS

licet incidenter disseruimus, nunc referamus in médium varias seiitentias peritiorum nostri temporis de restitutionibus » (Summa Codic. Il, 52). Mais il cite les autres glossateurs presque toujours pour les combattre et la réputation de tels ou tels jurisconsultes ne suffit jamais à entraîner son opinion. Tant que les recueils ont présenté sous forme de controverses le travail des interprètes de la loi, les tendances des écoles opposées se neutralisant, chacun doit recourir à l'argumentation pour justifier son opinion. 11 en estainsi à l'époque de Placentin. La génération d'Azo est féconde en théories intermédiaires qui, suivant certaines distinctions, fondent Martinus avec Bulgarus; dans d'autres cas, l'usage a ratilié une interprétation et la solution adverse est abandonnée. Lorsque vient Accurse, il s'est formé une sorte d'opinion générale, adoptée dans Técole, et peu désireuses de recommencer les anciennes discussions, les générations nouvelles préfèrent s'en tenir à la glose. En résumé, à l'époque de Placentin, l'enseignement 01 al paraît être à la fois exégétique, dialectique et pratique. Les explications du professeur dans les cours ne sont pas destinées à être rédigées et ne l'ont été que postérieurement. Aucune réglementation sur les textes à exposer et la d irée des études ne dut être en usage à cette époque. Enfin, le texte seul et non la doctrine fait l'objet de renseignement. Chacun de ces caractères tendent à séparer les glossateurs de notre époque de la génération qui leur succède.

IL — Enseignement écrit. — Les écrits des glossateurs tiennent de l'exégèse et de la systématisation.

Dans la glose, le jurisconsulte suit mot par mot les divers fragments du Corpus et insère les observations de toutes natures qui se présentent à son esprit. Par

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sa forme, la glose exclut toute idée de composition.

La Summula, diminutif de la Summa, peut-être soit une glose plus étendue, sup^gérée par une question trop complexe pour être traitée en marge. Telle est la summula « si pacto quo pœnam... » où se trouve seul examiné le point délicat de la naissance de l'obligation dans la stipulation conditionnelle. Plus souvent la « summa » est un petit traité sur une institution juridique prise dans son ensemble. Dans ce cas, la systématisation se combine avec l'exégèse ; les diverses dispositions de la loi sont ordonnées d'après un plan déterminé et l'analyse qui en est faite s'adapte à une division rationnelle. C'est a nsi que dans la summula de verhorum. obligationibus^ Placentin examine tour à tour « quid sit stipulatio, unde dicatur, qualiter contrahatur, inter quas personas, quomodo dividatur, quando committatur et commissa purgetur, quae actiones ex stipulatione proficiscantur ».

La Summa est toujours un travail systé:nati [ue, elle se caractérise par une division des matières et un ordre de composition personnelle à l'auteur. L'exégèse a'y est plus sensible. Dans l'analyse de chacun des titres du Corpus, le jurisconsulte choisit librement les principes à exposer et l'ordre qui leur convient. Aussi à l'origine, les grands traités sur le code ne constituent pas une somme, mais une réunion de petites sommes indépendantes. Telle est le sens le plus rigoureux et le plus ancien de la Summa. Plus tard, à l'èpDque d'Azo, l'expression « Summa Codicis, Institutionum, Pandectarum » deviendra générale. Placentin emploie surtout le pluriel « Codicis summas a Frogerio initiatas.... » La Summa est le commentaire de chaque titre. Dans chaque titre, le jurisconsulte a fixé l'ordre des matières ; tandis que l'ordre des livres et des titres, l'agen-

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