Savig-ny, IV, Anh. XIII
LE DE VARTETATE ACTIONUM 171
donner un sens quelconque. Cependant la préface de Placentin a ceci de bizarre qu'elle le représente étranger à la jurisprudence romaine, dans la situation d'un débutant embarrassé au milieu de» textes, alors que depuis plusieurs années, il faisait œuvre de protesseur et d'écrivain. Veut-il faire allusion à quelque changement dans ses conceptions ou sa méthode? Il n'avait encore écrit que des œuvres sans grande portée, il s'occupait à débrouiller les vétilles du droit « apices juris » et son projet de composer une œuvre d'ensemble peut lui faire dater de ce jour ses débuts dans la vie juridique. On pourrait aussi interpréter cette révélation, qui lui est faite sur la théorie ardue des actions romaines, en ce sens que le travail de quelque prédécesseur a pu lui tomber entre les mains et le guider dans l'œuvre plus développée (^u'il a voulu entreprendre.
Le « de Varietate actionum » contient six livres dans l'édition imprimée. Les deux premiers font seuls partie de l'ouvrage de Placentin. Savigny (1) a prouvé que les quatre derniers en sont indépendants. Ils traitent, en etfet, de procédure et de droit criminel, ont chacun une petite préface qui leur est propre et l'un d'eux peut être avec certitude attribué à Bulgarus. D'ailleurs, seul le manuscrit de l'éditeur devait contenir la collection ainsi formée. Les manuscrits connus aujourd'hui reproduisent les de ax premiers livres à 1 exclusion des quatre derniers.
Mais Pescatore (2) a fort justement remarqué que l'œuvre ainsi réduite n'était pas complète. Soit que Placentin ne l'ait pas terminée, soit qu'une partie en ait été perdue, il est certain qu'elle ne répond pas au plan que l'auteur s'était tracé.