B Jick'mg, Corpus legum, p. 2Ô2 et la préface, p
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titutionum summas conficere... » (Sum. adtres libros. proœm.).
Ainsi, d'après l'auteur lui-même, la Summa Institutionum aurait été écrite après la Summa Codicis. Il déclare expressément que son premier travail à Montpellier fut de compléter l'œuvre de Rogerius, qu'ensuite il en a remanié les premiers titres et s'est fait une Somme entièrement personnelle. Ce ne serait qu'en troisième lieu — loco tertio — qu'il aurait écrit la Summa Institutionum. Devant une affirmation aussi précise, aucun doute ne serait permis, s'il n'était possible de prouver avec certitude que l'assertion de Placentin n'est pas exacte. La Somme aux Instituts est postérieure aux derniers titres ; mais elle est antérieure aux premiers titres de la Somme au Code.
Il suffit pour l'établir qu'en de nombreux passages de la première partie de ce travail, Placentin renvoie à la Somme aux Instituts. Le proœmium contient déjà la mention « sicut in Summa Institutionum exposui », qui se représente dans le corps de l'ouvrage jusqu'au de edilitiis chaque fois qu'il y a analogie de matière entre les deux Sommes (1). A partir de ce titre, de tels ren-
1. Livre II, tit. 3 .- « Ut in Summa Institutionum de inutilibus stipulationibus explicavi. » — Id. « Et aliis modis quos in Summa Institutionum de rerum divisione intelligere !as est. » — Livre III, tit. 28 « In summa notandum, quod in Summa Institutionum explkavimus, ad pnesens omittimus. » — Id. « Cetera quae desunt in Summa Institutionum liceat invenire. » — Tit. 33 « Cetera quae desunt in Summa Institutionum poterunt inveniri. » — Tit. 34 « Cetera quae desunt de servitutis in Summa Institutionum et in Summa Mantuana poterunt inveniri. » — Tit. 35 « Cetera quae desunt de lege Aquilia in Summa Institutionum diligens lector poterit advertere. » — Tit. 41. « Cetera quae desunt de noxalibus, in Summa Institutionum poteris reperire. » — Livre IV. Tit. 10. « Quid sit obligatio et quid sit actio et Institutionum Summa et ex
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vois ne se produisent plus ; dans la deuxième partie de l'ouvrage, Placentin ne fait aucune allusion à son travail sur les Instituts.
Dira-t-on que la Somme au Code a pu avoir plusieurs éditions et que les citations relevées ont été insérées après coup dans une seconde rédaction ? Cette hypothèse n'est pas admissible. Tous les manuscrits sont d'accord pour les reproduire aux mêmes endroits et dans les mômes termes ; celui de Vich qui présente l'œuvre sous sa forme primitive, alors que le travail de Rogerius y était encore incorporé, cite également la Summa Institutionum. Enfin dernière preuve absolument décisive, la nature même de certaines citations exclut l'hypothèse d'une insertion après coup. « De tributoria actione duplici ratione nihil dico et quia de ea nihil in Codice cavetur et quia de ea in Summa Institutionum satis habetur » (Sum. Cod. IV, 25). La Summa Institutionum était donc composée avant la première rédaction puisque l'auteur tenait compte de son existence pour dresser le plan de son dernier travail.
Réciproquement la Somme aux Instituts cite la Somme au Code. Quelques-unes de ces citations se réfèrent aux premiers titres (1) ; dans ce cas, Placentin
Mantuana et qmm multipliciter distinguatur plenissime licet colligere. » — Tit. 26 « Cetera quae non scribuntur hic de actione quod jussu, de actione in rem verso, de actione in factum, de peculio in Summa Institutionum reperies. » — Tit. 27 « Cetera quae desunt in summa Institutionum de stipulatione servorumlector studiosus inquirat. » — Tit. 35 « Cetera quse desunt de mandatis in Summa Institutionum tit. eo. et supra de procuratoribus poterunt inveniri. » — Tit. 37 (Pro Socio). « Cetera quae desunt inSummi Institutionum lector studiosus advertat. »
1. Ainsi aux litres 8 et 9 de la Summa Institutionum Qidbus Alienare licet vel non; Per quas personas nobis acquiritur,les
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renvoie au travail de Rogerius. Les deux œuvres à ce moment n'en faisaient qu'une. Par leurs réunions, elles formaient un traité complet sur les neuf premiers livres du Code, tel que la science du Moyen-Age n'en avait encore jamais produit. Il servait de base à l'enseignement de Placentin et l'on comprend que notre jurisconsulte en rappelle le souvenir même pour la partie qui ne lui appartient pas.
La Summa Institutionum a été composée à Montpellier api es la deuxième partie de la Summa Codicis, avant la première. Placentin, plus préoccupé d'énumérer chacun de ses travaux que d'en donner une chronologie exacte, en a modifié la date relative pour ne pas compliquer inutilement son exposé en scindant l'historique de la confection de la Somme au Code.
§3. — Caractères de la Somme aux Instituts. —L'œuvre commentée a forcément laissé son empreinte dans les commentaires des glossateurs. Les Instituts sontdestinés à l'enseignement ; ils établissent sous une forme scientifique les premiers principes du droit et préparent à une étude rationnelle des textes.
titres correspondants de la Summa Codicis se trouvent cités : « Cetera quae desunt ad hune titulum pertinentia, ex Codicis Summa quam promuLgavi,colligerelicebit plenissime. » — « Hsec omnia plenissime in Summa nostra licebit averlere. » De même au livre IV, tit. 17. « Qualiter judex debeat oi'ficium suum interponere in singulis judiciis omitto. Quippe haec ex singulis titulis ex Summa C. diligens lector colligere poterit. » Ces trois citations paraissent bien se référer à la première partie de la Summa Codicis antérieure au de edilitiis que Placentin n'a écrite qu'a près la Summa Institutionum. Les citations de la seconde partie de l'œuvre sont très fréquentes. On peut en relever plus do trente.