PIÈCE K
Dans l'affaire de l’appel de la minorité catholique romaine des sujets de Sa Majesté dans la province du Munitoba, à Son Excellence la Gouverneur général en conseil de deux certains actes de la législature de la dite province, étant les chapitres 37 et 38 de 52 Victoria, intitulés respectivement: ‘“ Acte concernant le Département de l’Education,” et ‘ Acte concernant les écoles publiques.”
Je, Joseph Hogue, de la paroisse de Saint-François-Xavier, dans la province du Manitoba, jure et dis eomme suit:
1. J'étais un électeur de Saint-François-Xavier à l'élection qui eut lieu dans ce comté au mois de janvier 1888, entre l'honorable Joseph Burke, d’un côté, et M. F, H. Francis, de l’autre,
2, J'étais présent à l'assemblée tenue dans la maison d'école de Saint-François- Xavier, dans le dit comté, le jour du dit mois de janvier, et j'ai entendu M. Joseph Martin donner des assurances aux électeurs français et catholiques romains en ce qui concerne les écoles catholiques et l'usage de la langue française. Il dit qu'il avait entendu dire qu’il était rumeur dans le comté que si les libéraux arrivaient au pouvoir ils aboliraient les écoles catholiques et l’usage de la langue française, Il comprenait très bien pourquoi une telle chose se dise dans un comté catholique romain, mais il le nia absolument, et dit qu'il n’y avait pas un mot de vérité dans cela, que c'était une rumeur des plus absurdes, Il assura les électeurs positivement que le parti libéral n’interviendrait jamais dans les privilèges susdits, et déclara que si les libéraux revenaient au pouvoir et faisaient aucune tentative d'intervenir dans les écoles séparées ou l’usage de la langue française, lui (M, Martin) laisserait le parti libéral pour toujours. '
Assermenté devant moi, dans la te
JCSEPH X HOGUE.
de Saint-François-Xavier, province da * que.
Manitoba, ce 22° jour de février 1895, P, LAVALLÉE, Commissaire en B. R.
Ce Le