TRAITEMENT MEDICAL
Le traitement médical ne présente'pas d’indications très particulières.
Dans une première catégorie d’anciens blessés, on se trouve en présence de sujets qui n’ont que des troubles subjectifs, sans aucun signe physique ou radiologique. Il persiste malgré tout chez beaucoup une certaine diminution de l’amplitude respiratoire. Il faut les rééduquer et à cet élfet le spiroscope de Pescher qu’on peut facilement réaliser (voir fig". 41) rendra les plus grands services.
Il est possible que les adhérences légères et molles disparaissent à la longue; en tout cas, les adhérences pleurales, et elles sont fréquentes, entrent pour une large part dans les troubles respiratoires des anciens blessés de poitrine. Ici encore une gymnastique respiratoire bien surveillée et précocement employée sera fort utile.
Quant aux blessés qui présentent les réactions inflammatoires aux types variés que nous avons décrits, on sait que dans la grande majorité des cas, celles-ci sont entretenues ou réveillées par la présence d’un corps étranger, projectile ou débris vestimentaire le plus souvent. Mais parfois aussi, et de
SUITES ÉLOIGNÉES
nombreux exemples en ont été fournis, il n’y à aucun corps étranger. Il semble qu’à la longue ces séquelles pulmonaires se guérissent peu à peu, elles peuvent être traînantes et persister fort longtemps. Il importe alors de placer le blessé dans les conditions d’hospitalisation les meilleures, afin de lui assurer l’aération la plus satisfaisante et de lui éviter tout contact dangereux. Nous avons assez montré combien on devait se garder, malgré les apparences, déporter un diagnostic trop hâtif de tuberculose, pour qu’il soit nécessaire d’insister à nouveau ppur éviter à ces blessés la promiscuité des services de tuberculeux.